NOUVELLES
18/06/2013 01:34 EDT | Actualisé 17/08/2013 05:12 EDT

Grève dans la construction : des pertes pour les chantiers de parcs éoliens

Le conflit de travail dans la construction paralyse totalement l'installation des éoliennes dans la Seigneurie de Beaupré, un projet de Boralex-Gaz Métro.

Depuis lundi matin, les travailleurs ont déserté l'imposant chantier de la Côte-de-Beaupré. Le chantier embauche 700 travailleurs, soit davantage que celui de l'amphithéâtre.

Or, ce projet de Boralex-Gaz Métro est soumis à des contraintes strictes quant à ses échéanciers. En cas de retard dans la livraison, Hydro-Québec pourra exiger des pénalités, fait savoir Patricia Lemaire. La directrice des communications et des affaires publiques chez Boralex souligne qu'il faudra rattraper le temps perdu.

« Chaque jour de retard a des impacts financiers de l'ordre de 1 million de dollars parce qu'on va devoir rattraper le travail qui est perdu actuellement. On va devoir mettre les bouchées doubles, des heures supplémentaires, etc., pour rattraper ce retard », dit-elle.

Elle souhaite que les parties s'entendent rapidement. « Avec le nombre de chantiers de construction qu'il y a au Québec, on ne peut pas se permettre une grève », affirme-t-elle.

Tandis que les syndiqués de la construction tiennent une seconde journée de grève, mardi, le conciliateur principal au dossier tente de relancer les négociations entre les parties patronale et syndicale. Le conciliateur rencontrait mardi matin l'Association de la construction du Québec (ACQ) avant de faire de même avec la partie syndicale en après-midi.