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18/06/2013 08:47 EDT | Actualisé 18/08/2013 05:12 EDT

Entente au Mali entre Bamako et les rebelles

Le gouvernement malien et les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont conclu un accord censé permettre à l'armée de Bamako d'entrer dans la ville de Kidal, bastion des insurgés touaregs dans le nord-est du pays, avant l'élection présidentielle du 28 juillet.

« L'accord est prêt à la signature », a annoncé à Reuters le chef de la délégation malienne, Tiebelé Dramé, à Ouagadougou, siège des pourparlers engagés depuis une semaine avec les séparatistes du MNLA. « Je suis en mesure de vous dire que l'accord intérimaire sera signé cet après-midi », a-t-il ajouté sans plus de précisions.

Il y a une semaine, des médiateurs avaient déjà annoncé être parvenus à un accord de principe entre les deux parties, mais le chef de l'État malien, le président par intérim Dioncounda Traoré, avait finalement reculé au dernier moment en raison des conditions mises au retour de l'armée à Kidal.

Bamako souhaite que l'autorité de l'administration civile et l'armée maliennes soit rétablie dans cette ville d'ici le scrutin du 28 juillet censé parachever le processus démocratique après le coup d'État militaire de mars 2012. L'armée a, quant à elle, menacé de s'emparer de Kidal en l'absence d'accord. Les médiateurs issus de l'Union européenne et des Nations unies notamment ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir un accord.

Le MNLA a participé à l'invasion et l'occupation du nord du Mali avant d'en être chassé par des groupes djihadistes liés à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Depuis l'offensive militaire française de janvier qui a chassé les groupes djihadistes, les insurgés touaregs se sont repliés sur leur fief traditionnel de Kidal, aux confins de l'Algérie et du Niger.

De nombreuses voix s'élèvent à Bamako pour s'opposer à un quelconque accord offrant des concessions au MNLA, qui porte les revendications de la minorité touarègue qui s'estime marginalisée au Mali.

Reuters