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17/06/2013 09:40 EDT | Actualisé 17/08/2013 05:12 EDT

Québec: 175.000 travailleurs en grève dans la construction

Tous les chantiers du Québec étaient arrêtés lundi matin, les quelque 175.000 travailleurs de la construction de la province étant en grève depuis minuit, soit une première depuis 1986, a-t-on appris de source syndicale.

"L'ensemble des chantiers sont à l'arrêt", a-t-on indiqué à l'AFP à la CSN, une des cinq centrales réunies au sein de l'Alliance syndicale de l'industrie de la construction du Québec.

"Le 17 juin sera une journée triste pour l'industrie de la construction" alors qu'"aucun travailleur ne voulait en arriver à ce moyen ultime", a déclaré le porte-parole de l'Alliance, Yves Ouellet, dans un communiqué, dénonçant "l'attitude arrogante de la partie patronale".

L'arrêt de travail a été déclenché après l'échec des négociations sur le renouvellement des conventions collectives pour la période 2013-2017 et notamment sur les augmentations de salaire, les syndicats demandant qu'elles soient de 3% dès la première année, tandis que le patronat ne proposait que 1%.

Du côté des employeurs, représentés par l'Association de la construction du Québec (ACQ), on dit vouloir aligner les augmentations salariales sur l'indice des prix à la consommation.

Un journaliste de l'AFP a constaté lundi matin que le grand chantier d'un centre hospitalier construit dans le centre ville de Montréal était entouré de piquets de grève, les ouvriers ayant installé des pancartes appuyant leurs revendications.

Le Conseil du patronat du Québec a appelé à une reprise rapide des négociations, déplorant "que l'ensemble des donneurs d'ouvrage, des consommateurs et des contribuables québécois soient pris en otage".

"La valeur des chantiers de construction en activité au Québec totalisait, en termes d'investissements publics et privés, près de 51 milliards de dollars en 2012, et les prévisions pour 2013 sont du même ordre. Chaque journée perdue en raison du conflit de travail entraînera des coûts additionnels qui ne pourront qu'être néfastes pour l'économie du Québec et pour l'ensemble des Québécois", a affirmé le patronat dans un communiqué.

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