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17/06/2013 04:03 EDT | Actualisé 17/08/2013 05:12 EDT

Lockheed Martin a conclu une entente avec CAE au Salon du Bourget

OTTAWA - Le constructeur américain du F-35, Lockheed Martin (NYSE:LMT), a conclu une entente avec le fabricant canadien de simulateurs de vols CAE (TSX:CAE), en attendant de savoir si le gouvernement du premier ministre Stephen Harper demeurera impliqué dans le controversé programme d'avion de chasse furtif.

L'entente entre Lockheed Martin et CAE a été atteinte lundi au Salon du Bourget, à Paris, et annoncée alors que la ministre associée de la Défense nationale, Kerry-Lynne Findlay, affirmait à la Chambre des communes, à Ottawa, qu'aucune décision n'avait encore été prise quant au remplacement de la flotte actuelle d'appareils CF-18.

L'annonce a immédiatement capté l'attention des analystes du secteur de la défense, qui ont estimé que le géant américain avait bougé afin d'améliorer ses chances, alors qu' on s'approche du moment où Ottawa fera part de sa décision.

En vertu de l'accord entre les deux sociétés du secteur de la défense, CAE doit fournir des services de formation au Canada.

«L'industrie canadienne a joué un rôle intégral dans le développement et la production du F-35 pendant plus d'une décennie», a affirmé Steve O'Bryan, vice-président chez Lockheed Martin, dans un communiqué de presse.

M. O'Bryan a aussi dit que la contribution industrielle du Canada au programme de développement et de production du F-35 commençait à peine, ajoutant que l'entente était en phase avec l'intention du gouvernement fédéral de développer des capacités industrielles clés.

Gene Colabatistto, responsable du président de groupe produits de simulation, formation et services associés militaires chez CAE, a de son côté rappelé que les deux entreprises avaient déjà collaboré ensemble relativement aux nouveaux avions de transport Hercules de l'aviation canadienne.

Le gouvernement fédéral a mis en veilleuse l'achat de chasseurs F-35, au coût de plusieurs milliards de dollars, le temps de se pencher sur les autres alternatives, à la suite de la publication d'un sévère rapport du vérificateur général, Michael Ferguson, sur le projet d'acquisition.

Dans son rapport, déposé en avril de l'an dernier, M. Ferguson a accusé le ministère de la Défense nationale et celui des Travaux publics et Services gouvernementaux de ne pas avoir fait leurs devoirs en ce qui a trait à l'acquisition des F-35, et d'en avoir sous-évalué les coûts.

Le gouvernement conservateur a insisté sur le fait qu'il se penchait sur la possibilité d'acheter d'autres appareils pour remplacer les CF-18. Le résultat de la réflexion d'Ottawa ne doit pas être connu avant l'automne.

Les actions de CAE ont terminé la séance de lundi à 10,52 $ à la Bourse de Toronto, en hausse de deux cents, soit moins pour cent par rapport à leur précédent cours de clôture.