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17/06/2013 01:48 EDT | Actualisé 17/08/2013 05:12 EDT

Libre-échange:les pourparlers entre les É.-U. et l'UE n'inquiètent pas le Canada

ENNISKILLEN, Royaume-Uni - Les États-Unis et l'Union européenne ont amorcé lundi, dans le cadre du sommet du G8 en Irlande du Nord, des pourparlers en vue de conclure un accord de libre-échange.

Un représentant du gouvernement canadien a toutefois assuré sous le couvert de l'anonymat qu'Ottawa ne s'inquiétait pas de voir ses propres discussions de libre-échange avec l'Union européenne être reléguées au second plan.

«Je veux dire, nous en sommes aux dernières étapes des discussions, et c'est toujours difficile vers la fin», a-t-il déclaré.

L'une des raisons laissant présager de difficultés est le fait que les négociateurs européens devront désormais consacrer la majeure partie de leur attention aux échanges avec les Américains.

Le président Barack Obama a laissé entendre que la tâche ne serait pas facile pour les négociateurs européens et américains.

«Il y aura des sensibilités [pouvant être froissées]. Il y aura de la politique des deux côtés», a-t-il laissé entendre.

Il a par ailleurs dit être certain que les dirigeants de l'Union européenne et lui auraient parfois à intervenir pour sortir les pourparlers de l'impasse.

«Il est important que nous réussissions. Et cela signifie résister à la tentation de réduire nos ambitions ou d'éviter les sujets délicats pour simplement conclure une entente. Nous allons donner un mandat strict à nos négociateurs. Je suis confiant que nous pouvons y arriver.»

Jose Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a également affirmé qu'il serait difficile pour les États-Unis et l'Union européenne, qui comptent parmi les plus grandes économies au monde, de trouver un terrain d'entente.

«Intégrer les deux économies les plus développées, les plus sophistiquées et les plus importantes du monde n'est jamais facile», a-t-il dit.

«Nous trouverons cependant des réponses convaincantes à des inquiétudes légitimes. Nous trouverons des solutions à des problèmes complexes. Nous garderons les yeux rivés sur l'objectif, et nous réussirons.»

Le premier ministre britannique David Cameron, qui accueille le sommet du G8 en Irlande du Nord où le début des négociations a été annoncé, a souligné la possible ampleur d'un traité de libre-échange.

«Nous parlons de ce qui pourrait être le plus important traité commercial bilatéral de l'histoire», a dit M. Cameron.

«Nous devons conserver cette volonté politique au cours des prochains mois. Il s'agit d'un objectif unique, et nous sommes déterminés à l'atteindre.»

Parmi les obstacles pouvant ouvrir la voie d'une entente entre l'Union européenne et le Canada, on retrouve l'accès du boeuf canadien aux marchés européens. La France et l'Irlande, deux importants producteurs de boeuf, s'objecteraient au volume de boeuf que le Canada désire expédier en Europe.

Le premier ministre se trouvait dans ces deux pays en prévision du sommet de G8 en Irlande du Nord.