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17/06/2013 09:09 EDT | Actualisé 17/08/2013 05:12 EDT

Le président iranien veut emprunter la voie de la modération

TÉHÉRAN, Iran - Le nouveau président iranien a promis lundi d'emprunter la voie de la modération et a demandé à son pays de ne pas se laisser influencer par les politiques du passé.

Hassan Rohani a fait ces commentaires à l'occasion de sa première conférence de presse depuis son élection étonnante vendredi dernier, dès le premier tour de scrutin.

Il a affirmé que son élection marque le début d'une nouvelle ère et a promis d'emprunter la voie de la modération et de la justice, et non celle de l'extrémisme.

Le président iranien n'a pas le pouvoir de dicter les politiques du pays, qui sont établies par les religieux au pouvoir. Mais les propos de M. Rohani concernant l'ouverture ont été prudemment accueillis par l'Occident comme une occasion de soulager les tensions, notamment en ce qui concerne le programme nucléaire iranien.

Le nouveau président a toutefois promis de poursuivre le programme iranien d'enrichissement de l'uranium et a refusé de commenter la crise syrienne.

«Nous devons rehausser le niveau de confiance mutuelle entre l'Iran et les autres pays, a-t-il dit. Nous devons bâtir la confiance.»

Il a ajouté vouloir s'attaquer en priorité à l'économie, une référence directe aux sanctions occidentales qui ont gonflé l'inflation à 30 pour cent et anéanti les revenus. M. Rohani a déjà critiqué les politiques iraniennes qui ont mené à ces sanctions, tout en estimant que ces punitions sont «oppressives».

«La nation iranienne n'a rien fait pour mériter des sanctions. Ces travaux ont été effectués au sein des lignes directrices internationales. Si ces sanctions profitent à quelqu'un, ce sera à Israël. Elles n'ont pas d'avantages pour d'autres.»

Il a promis d'adopter des mesures progressives pour rassurer l'Occident face aux ambitions nucléaires de l'Iran. L'Occident soupçonne l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire mais les dirigeants iraniens, dont M. Rohani, affirment que les réacteurs iraniens sont destinés à des utilisations énergétiques et médicales.

«La première étape sera de faire preuve d'une plus grande transparence, a-t-il lancé. Nous sommes prêts à être plus transparents pour démontrer que les gestes (de l'Iran) respectent les lignes directrices internationales. La deuxième étape sera la promotion de la confiance mutuelle. Nous prendrons des mesures dans ces deux domaines. La première étape est de ne pas imposer de nouvelles sanctions. La deuxième étape sera l'abolition des sanctions existantes.»