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17/06/2013 12:33 EDT | Actualisé 17/06/2013 12:55 EDT

FrancoFolies 2013: le soldat de l'amour Gardy Fury (PHOTOS)

Jean-François Cyr

MONTRÉAL - Ici et là on entend parfois son nom. Ses amateurs grandissent en nombre. Gardy Fury chante une musique reggae/R’n’B/soul/funk dopée d’une saveur africano-tropicale. Sur la scène SiriusXM lovée entre les bâtiments de l’Esplanade de la Place des Arts, il s’est dandiné à souhait entre 21h et 22h, dimanche, pour plaire à la centaine de personnes rassemblées devant lui.

Gardy Fury danse, chante et joue (pensons à Rent, Generation Motown et Big Bazar). Il a notamment obtenu l’un des rôles principaux dans la comédie musicale à succès (elle est née aux États-Unis) Hairspray qui sera présentée prochainement au Festival Juste pour rire. En 2012, il sortait l’album La Nuit, le jour duquel il a puisé les chansons partagées sur les planches de la scène Sirius.

Accompagné de quatre musiciens (batterie, clavier, guitare électrique et basse) et d’une choriste - complice présente également sur le disque – Fury a relativement tout donné et tout tenté pour dynamiser ces festivaliers qui se faisaient rares partout sur le site des FrancoFolies, par ce temps frisquet et gris. Il est tellement débordant d’énergie, ce Gardy, qu’il en fait peut-être un peu trop. Durant cette heure de concert, il a entre autres rempli sa proposition d’interventions parlées, tantôt réussies tantôt ratées.

Il faut expliquer que le chanteur a dû trimer dur pour atténuer le paradoxe: une musique d’été joviale et chaleureuse offerte dans un environnement de bruine et de température fraîche. Pas simple, disons.

Cela dit, cette offre ultra-pop nous accroche quelque part. Même si les paroles sont très quétaines et sans grandes nuances («au-delà de ta bouche, c’est ton âme qui me touche»).

Resserrer le tout

Les thèmes de l’amour, de la joie de vivre, du désir et du rêve font leur effet. Surtout lorsqu’ils sont proposés par un performer qui bouge bien et aime la scène. D’ailleurs, tout s’en ressent. Il a du plaisir à faire ce métier et on finit par embarquer avec lui. Mais un doute persiste. On ne sait trop pourquoi, on n’embarque pas complètement.

Cette musique style années 80 n’est pas tout à fait au point, sur l’album comme sur la scène.

Peut-être faudrait-il y mettre plus de groove et de funk, et moins de rock... Ou plus de rock (soulignons les arrangements reggae/rock de la chanson Au-delà guidés par des lignes mélodiques énergiques de guitares électriques et de batterie), plus de chien et moins de zouk, cette musique aux influences africaines si populaire dans les Antilles. Pour tout dire, le talent y est et la volonté aussi. Seulement, il y a trop de genres et trop de propositions éparses. Les chansons Bloody Mary, Dans la Lune et Seul l’Amour ne sont pas mauvaises. L’interprétation non plus. Il faudrait juste resserrer le tout.

Chapeau, du moins, pour ces efforts multipliés pour garder le public avec lui, dimanche soir, qui avait grosso modo boudé le centre-ville de Montréal pour rester à la maison.

Gardy Fury donnera plusieurs autres spectacles durant l’été, dont une performance au Festival des montgolfières.

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FrancoFolies: 16 juin 2013

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