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17/06/2013 06:13 EDT | Actualisé 17/08/2013 05:12 EDT

Espionnage en Grande-Bretagne: BlackBerry défend ses mesures de sécurité

WATERLOO, Ont. - La compagnie BlackBerry dit avoir encore pleinement confiance dans la sécurité de ses téléphones intelligents après que le quotidien britannique Guardian eut rapporté que l'agence de surveillance GCHQ avait piraté à répétition des appareils appartenant à des diplomates étrangers lors de rencontres du G-20 en 2009.

Selon un document cité par le Guardian, le GCHQ serait en mesure d'infiltrer des téléphones intelligents.

Plus particulièrement, ledit document préciserait que «des capacités [d'intervention] contre les BlackBerries» auraient permis de fournir aux ministres des documents sur ces réunions du G-20.

Le document indique par ailleurs que les «cibles diplomatiques» de toutes les nations avaient une tendance à utiliser des téléphones intelligents, une caractéristique «exploitée» par les espions.

Les informations classifiées auraient été fournies par Edward Snowden, un ancien sous-traitant de la National Security Agency américaine.

Le journal indique de plus que les espions britanniques avaient surveillé des conversations en temps réel, piraté des courriels, volé des mots de passe et seraient allés jusqu'à mettre sur pied un café Internet sous écoute pour obtenir un avantage lors des négociations de haut niveau.

Lundi, la compagnie BlackBerry, sise en Ontario, a défendu ses téléphones, mais a dit qu'elle ne commenterait pas les allégations de surveillance gouvernementale du Guardian.

Dans une déclaration transmise par voie de communiqué, l'entreprise assure qu'il n'existe aucune «porte secrète» dans ses téléphones.

La Russie, la Turquie et l'Afrique du Sud, parmi les cibles présumées des espions du GCHQ, ont tous appelé au déclenchement d'une enquête à propos des allégations de surveillance et d'infiltration.