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17/06/2013 08:59 EDT | Actualisé 17/08/2013 05:12 EDT

Arrestation du maire de Montréal : Harel et Coderre excluent la tutelle

La chef de la majorité au conseil municipal de Montréal, Louise Harel, et le candidat à la mairie de Montréal Denis Coderre rejettent l'idée d'une mise en tutelle de la Ville, après l'arrestation du maire Michael Applebaum.

Mme Harel soutient que toute forme de mise en tutelle de la Ville de Montréal par le gouvernement du Québec n'est pas nécessaire, car, selon elle, ni la direction générale de la Ville, ni le comité exécutif ne sont impliqués dans cette affaire.

Ce qui signifie, selon elle, que la gestion de la ville n'est en rien compromise, contrairement à Laval, récemment mise sous tutelle par Québec, où non seulement le maire Vaillancourt serait impliqué dans un scandale de corruption, mais aussi des membres de l'exécutif de la Ville et de son administration.

Si Québec doit intervenir, dit Mme Harel, c'est seulement pour aider Montréal à trouver une « solution montréalaise » à ce problème tout aussi montréalais.

Sans connaître les faits reprochés au maire Applebaum, Louise Harel a cependant réclamé sa démission, afin de permettre le déclenchement d'un processus de désignation d'un maire par intérim jusqu'aux élections de novembre prochain.

Un processus prévu, selon elle, dans la charte de la Ville et qui est approprié à la situation étant donné que ni le comité exécutif, ni la direction générale de la Ville ne sont impliqués dans les faits reprochés à Michael Applebaum.

Michael Applebaum doit se regarder dans le miroir, selon Denis Coderre

De son côté, Denis Coderre a invité Michael Applebaum et le gouvernement du Québec à réfléchir.

« Je crois à la présomption d'innocence, mais M. Applebaum doit prendre ses propres décisions, il doit se regarder dans le miroir et décider quelle sorte d'avenir il veut laisser aux Montréalais. Je lui laisse prendre ses propres décisions », a-t-il dit en conférence de presse à Montréal.

Denis Coderre a lui aussi écarté du revers de la main la mise en tutelle de Montréal.

« Il n'est pas question que Montréal soit sous tutelle. Montréal n'est pas paralysée. Certains individus sont accusés, mais il ne faut pas mettre tout le monde dans le même bain. Il y a des gens qui vont continuer à administrer », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le candidat à la mairie ne croit pas qu'il faille désigner un maire par intérim d'ici les élections. Selon lui, la mairesse suppléante, Jane Cowell-Poitras, peut administrer la ville pour les prochains mois.

Un « triste lundi », selon la Fédération québécoise des municipalités

Tôt, lundi matin, le président de la Fédération québécoise de municipalités, Bernard Généreux, a évoqué « un triste lundi ».

Précisant dans une entrevue à RDI qu'il attendra de connaître la nature des soupçons et les accusations qui pèsent contre Michael Applebaum avant de se prononcer davantage, Bernard Généreux s'est dit dépassé par l'ampleur des événements.

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Montréal en tutelle?

Questionné sur la possibilité que la Ville de Montréal soit placée sous tutelle jusqu'aux élections de novembre, advenant le cas où des accusations importantes seraient posées contre le maire Appelbaum, Bernard Généreux a répondu qu'il imaginait mal une métropole comme Montréal gérée par une succession de maires par intérim.