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15/06/2013 05:43 EDT | Actualisé 15/08/2013 05:12 EDT

L'explosion d'une bombe et une prise d'otages tuent 22 personnes au Pakistan

QUETTA, Pakistan - Les forces pakistanaises ont pris d'assaut un hôpital situé dans la province du Balouchistan, au sud-ouest du pays, libérant des otages et mettant fin à une série d'attaques qui ont coûté la vie à 22 personnes, samedi.

Cette violence met l'accent sur les défis que doit relever le nouveau premier ministre du pays, Nawaz Sharif, afin de ramener la paix au Balouchistan, une région abritant un mouvement séparatiste, des talibans et de violents groupes religieux.

De plus, selon les autorités policières, six des agresseurs ont été tués au cours des combats.

Les attaquants ont semblé vouloir viser des membres de la minorité chiite. Une bombe a éclaté dans un autobus conduisant des étudiantes universitaires, tuant 14 personnes, a indiqué le directeur des opérations policières, Fayaz Sumbal.

Blessées et cadavres ont été transportés vers un hôpital situé tout près des lieux de l'explosion. Alors que les proches, le personnel médical et des représentants gouvernementaux s'affairaient dans l'édifice, un kamikaze a fait sauter des explosifs dans le corridor menant aux urgences, a ajouté M. Sumbal.

D'autres agresseurs ont commencé alors à tirer dans la foule, amenant des dizaines de personnes à se cacher et d'autres à fuir vers le stationnement. Soldats et policiers sont arrivés sur la scène et ont refoulé les terroristes vers une aile de l'hôpital. Les combats se sont déroulés pendant une bonne partie de la soirée.

Le Lashkar-e-Jhangvi, un groupe de radicaux sunnites, a revendiqué la responsabilité des attaques. Le groupe a dit qu'une de ses membres s'est fait sauter dans l'autobus parce que le véhicule transportait des chiites.

Plus tôt, des extrémistes avaient détruit une maison où a vécu le fondateur du Pakistan, Muhammad Ali Jinnah, qui avait conduit le pays à l'indépendance en 1947. Cette attaque est significative dans un pays où l'homme est si aimé qu'on le surnomme Quaid-e-Azam: le «Grand dirigeant».

Les attaquants ont posé des bombes dans la maison construite au XIXe siècle dans la ville de Ziarat, à 120 km au nord de Quetta. Trois bombes ont explosé et ont allumé un incendie qui a détruit l'édifice. Un gardien a été tué au cours de l'attaque.