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15/06/2013 09:12 EDT | Actualisé 15/08/2013 05:12 EDT

Construction : les négociations achoppent dans le secteur résidentiel

Les négociations achoppent à la table de négociation du secteur résidentiel de la construction, selon un porte-parole de l'Alliance syndicale, qui représente quelque 175 000 travailleurs.

Une grève générale illimitée pourrait être déclenchée à compter de lundi. Comme le prévoit la loi, la ministre du Travail Agnès Maltais a déjà reçu un préavis de grève.

Les travailleurs des autres secteurs de la construction ont fait savoir qu'ils étaient solidaires avec leurs collègues du secteur résidentiel, qui avaient mené une grève seuls en 2000.

Les négociations doivent reprendre ce matin pour les trois autres tables sectorielles : industrielle, institutionnelle et commerciale ainsi que génie civil et voirie.

En entrevue à Radio-Canada, le porte-parole de l'Association de la construction du Québec (ACQ), Éric Coté, a indiqué samedi matin que les pourparlers se poursuivaient, mais que les négociateurs patronaux avaient la nette impression que « le seul plan de match de l'Alliance syndicale est de faire la grève ».

M. Coté se questionne sur les réelles intentions de l'Alliance qui, selon lui, prépare ses « pancartes » en cas de débrayage, plutôt que de négocier de bonne foi.

L'ACQ, qui représente 16 000 entreprises employant 100 000 des 175 000 travailleurs de la construction au Québec, donne néanmoins la chance à la négociation. Éric Coté admet cependant que le temps presse.

L'Alliance syndicale accuse pour sa part la partie patronale de faire traîner les négociations dans le but de faire des économies aux dépens des travailleurs.

Selon le syndicat des travailleurs, l'ACQ leur réclame d'abandonner des acquis sur les horaires, le taux des heures supplémentaires ainsi que la réduction des coûts lors d'une sixième journée de travail.

L'Alliance réclame en outre des augmentations de salaire de 3,0 % la première année, et de 2,75 % pour les deux années suivantes.