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15/06/2013 02:34 EDT | Actualisé 15/08/2013 05:12 EDT

Construction : négociations rompues

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Les négociations sont rompues entre les parties patronale et syndicale dans le secteur de la construction.

Selon l'Association de la construction du Québec (ACQ), c'est l'Alliance syndicale qui refuse maintenant de négocier. L'Association dénonce dans un communiqué l'intransigeance des syndicats et leur manque d'ouverture face aux nouvelles offres faites au cours des deux derniers jours.

Une grève générale illimitée pourrait être déclenchée dès lundi, ce qui paralyserait les chantiers de construction. Comme le prévoit la loi, la ministre du Travail Agnès Maltais a déjà reçu un préavis de grève.

Plus tôt samedi, un porte-parole de l'Alliance syndicale, qui représente quelque 175 000 travailleurs, indiquait que les négociations achoppaient à la table de négociation du secteur résidentiel de la construction.

Les travailleurs des autres secteurs de la construction ont fait savoir qu'ils étaient solidaires avec leurs collègues du secteur résidentiel, qui avaient mené une grève seuls en 2000.

Les négociations devaient reprendre samedi matin pour les trois autres tables sectorielles : industrielle, institutionnelle et commerciale ainsi que génie civil et voirie.

Mauvaise foi

En entrevue à Radio-Canada, le porte-parole de l'ACQ, Éric Coté, a indiqué samedi matin que les pourparlers se poursuivaient, mais que les négociateurs patronaux avaient la nette impression que « le seul plan de match de l'Alliance syndicale est de faire la grève ».

M. Coté se questionne sur les réelles intentions de l'Alliance qui, selon lui, prépare ses « pancartes » en cas de débrayage, plutôt que de négocier de bonne foi.

L'ACQ, qui représente 16 000 entreprises employant 100 000 des 175 000 travailleurs de la construction au Québec, donnait néanmoins la chance à la négociation tout en admettant que le temps pressait.

L'Alliance syndicale accusait pour sa part la partie patronale de faire traîner les négociations dans le but de faire des économies aux dépens des travailleurs.

Selon le syndicat des travailleurs, l'ACQ leur réclame d'abandonner des acquis sur les horaires, le taux des heures supplémentaires ainsi que la réduction des coûts lors d'une sixième journée de travail.

L'Alliance réclame en outre des augmentations de salaire de 3,0 % la première année, et de 2,75 % pour les deux années suivantes.