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14/06/2013 07:17 EDT | Actualisé 14/08/2013 05:12 EDT

Syrie: le Hezbollah promet de continuer à se battre pour le régime Assad

BEYROUTH - Le leader du Hezbollah a promis vendredi que le groupe chiite libanais continuerait à se battre en Syrie tant que ce serait nécessaire et qu'il défendrait le régime de Bachar el-Assad peu importe les conséquences.

Cheikh Hassan Nasrallah a tenu ces propos lors d'un discours prononcé devant des partisans à Beyrouth. C'est la première fois que le Hezbollah révèle son intention de rester impliqué dans la guerre civile en Syrie après avoir aidé l'armée syrienne à arracher la ville stratégique de Qousseir, dans la province centrale de Homs, près de la frontière du Liban, aux rebelles.

Le président Barack Obama a annoncé que son administration fournirait du soutien militaire à l'opposition syrienne après que les États-Unis eurent révélé qu'ils avaient des preuves que le régime Assad avait utilisé des armes chimiques. La Maison-Blanche n'a pas encore déterminé le nombre et le type d'armes qu'elle enverrait, mais la nouvelle a remonté le moral des forces rebelles, qui disposent de moyens beaucoup plus modestes que l'armée syrienne.

Le gouvernement de la Syrie a nié vendredi les accusations des États-Unis au sujet des armes chimiques, disant qu'il s'agissait de mensonges et accusant le président américain d'inventer des faits pour justifier sa décision d'armer l'opposition.

Selon Washington, le régime Assad aurait eu recours à des armes chimiques, dont du gaz sarin, lors de nombreux assauts l'an dernier, tuant jusqu'à 150 personnes. M. Obama a affirmé que cette découverte avait poussé les États-Unis à jouer un plus grand rôle dans le conflit syrien.

Le Hezbollah a été abondamment critiqué tant au Liban qu'à l'étranger pour avoir dépêché des combattants à Qousseir, un choix motivé par la nécessité pour le groupe de maintenir Bachar el-Assad au pouvoir. Le régime syrien est un important allié de l'organisation libanaise depuis plusieurs décennies et cette dernière craint que sa chute n'entraîne la mise en place d'un gouvernement soutenu par Washington.

Depuis la conquête de Qousseir le 5 juin, l'armée syrienne tente de prendre le contrôle d'autres villes dans les provinces de Homs et d'Alep. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, des affrontements entre soldats et rebelles à Alep ont donné lieu vendredi aux pires combats des derniers mois. L'organisme basé en Grande-Bretagne a indiqué que les troupes d'Assad avaient attaqué le quartier de Sakhour, dans l'est de la ville, mais n'avaient pas réussi à avancer.

Par ailleurs, l'agence de presse officielle de la Turquie a rapporté vendredi que 73 officiers syriens, dont 7 généraux et 20 colonels, avaient traversé sa frontière avec leurs familles et demandé l'asile.

D'après l'agence Anadolu, le groupe de 202 personnes est arrivé dans la ville de Reyhanli et a été emmené à un camp de réfugiés pour les militaires qui ont déserté l'armée syrienne.

Le ministère turc des Affaires étrangères et les autorités locales n'ont pas été en mesure de confirmer la nouvelle.