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14/06/2013 07:36 EDT | Actualisé 14/08/2013 05:12 EDT

Rio, si près et si loin de la Coupe

Radio-Canada Sports est à Rio pour voir où en sont les préparatifs, à un an de la Coupe du monde de soccer. Une cérémonie a eu lieu sur la plage de Copacabana.

Un texte de Antoine Deshaies

Le grand Pelé était là, à une dizaine de mètres. Bien calé dans son fauteuil, sourire aux lèvres, il avait presque l'air d'un petit gars. La plus grande vedette de l'histoire du soccer est venue mercredi dévoiler une horloge bien spéciale sur la plage de Copacabana, celle du compte à rebours d'ici l'ouverture de la Coupe du monde l'an prochain.

Mais, à un an de la Coupe du monde, on peut avancer que le comité organisateur a de l'eau dans le gaz pour citer l'expression québécoise.

Le gouverneur de l'État de Rio a beau marteler en conférence de presse que personne ne doit douter que le Brésil réussira sa Coupe du monde... Pour lui, ce sera l'occasion pour le pays de marquer le coup sur la scène internationale.

Mais à quel prix ?

Les stades ont coûté plus cher que prévu. Plusieurs ne sont pas encore prêts, d'autres ont dû être fermés d'urgence pour des problèmes de sécurité. Même le mythique Maracana, fraîchement rénové, a été fermé quelques heures par un juge avant de finalement accueillir l'amicale Angleterre - Brésil.

D'ailleurs, aux abords du stade, les travailleurs s'activaient encore en milieu de semaine. Et pas pour peaufiner les plates-bandes, mais plutôt pour poser le pavé uni qui mène au stade. Dernière minute, quand tu nous tiens.

Rio est-elle prête à accueillir la masse de visiteurs attendus l'an prochain ? Oui, à condition qu'ils soient patients...et en moyens.

De ce que j'ai pu voir depuis mon arrivée mardi, la circulation automobile n'est pas très fluide. Traverser la ville prend parfois des allures de traversée du désert. Les prix des chambres d'hôtel et des appartements ont déjà bondi pour la Coupe des confédérations.

Et ce sera bien pire l'an prochain. L'appartement que nous occupons à Copacabana se louera alors 63 000 $ pour les cinq semaines de Coupe du monde.

Il est bien situé, certes, mais pour le luxe, on repassera. Paradoxal dans un pays où le revenu moyen des ménages dépasse à peine les 20 000 dollars.

Et la question qu'on entend souvent: à qui profitera la Coupe du monde? Plusieurs voix critiquent l'intransigeance du gouvernement dans l'expropriation de résidents pour construire routes et infrastructures olympiques. Certains craignent que les retombées échappent à la masse de la population.

Dans un reportage télédiffusé vendredi, on vous présentera entre autres ce côté de la médaille.