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14/06/2013 10:51 EDT | Actualisé 14/08/2013 05:12 EDT

Énergie et infrastructures à l'ordre du jour de la conférence des PM de l'Ouest

La conférence des sept premiers ministres des provinces et territoires de l'Ouest canadien aura lieu dimanche et lundi à Winnipeg. Comme chaque année depuis 40 ans, il sera entre autres question d'énergie et d'infrastructures.

Toutefois, quatre décennies plus tard, la raison d'être de cette conférence a beaucoup évolué.

Avec près de 11 millions d'habitants, l'Ouest canadien représente le tiers de la population du pays. « L'économie dans l'ouest, c'est celle qui croît le plus et le plus rapidement au Canada. On travaille ensemble sur les grandes questions d'infrastructure, d'immigration », a affirmé le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger.

Le commerce entre ces provinces ainsi que la libre circulation du personnel sont primordiaux, même pour certaines provinces comme la Saskatchewan qui connaît un exode d'employés au profit de la riche Alberta ou le Manitoba qui voit de plus en plus de citoyens aller s'installer chez son voisin saskatchewanais.

« Il y a toujours une concurrence amicale. La concurrence est une bonne chose entre les provinces, mais il existe également une réelle vision régionale ou nationale dont nous avons besoin pour faciliter la circulation des capitaux et des personnes à travers notre merveilleux pays », a souligné pour sa part le premier ministre saskatchewanais, Brad Wall.

Parmi les points à l'ordre du jour de la réunion : l'aide en cas de désastre qui a besoin d'être améliorée, selon les provinces de l'Ouest. Ce souhait a déjà été mis de l'avant à l'issue de leur rencontre de 2011, année durant laquelle le Manitoba et la Saskatchewan avaient été aux prises avec d'importantes inondations.

« On aimerait avoir une formule pour les désastres qui reste généreuse pour les provinces qui ont connu des difficultés, mais en même temps avoir un programme pour la prévention des désastres », précise M. Selinger.

Une rencontre remise en question

Certains doutent de la pertinence de ces conférences des premiers ministres de l'ouest, estimant que ces provinces n'auraient pas assez d'enjeux communs, si ce n'est d'en vouloir davantage du gouvernement fédéral.

« Je pense que tout ce qui peut unir les quatre provinces de l'ouest, ce sont des positions anti-fédérales. En d'autres mots, soit on veut aller chercher plus d'argent, soit on conteste le fédéral dans certains domaines », explique le politologue Raymond Hébert.

Selon lui, les différences entre les provinces de l'Ouest sont de plus en plus marquées. « On peut voir qu'à travers cette fragmentation de l'Ouest, il y a aussi une fragmentation des intérêts ».