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14/06/2013 03:51 EDT | Actualisé 14/08/2013 05:12 EDT

Maternelle quatre ans: des commissions scolaires heureuses mais inquiètes

MONTRÉAL - Si elles saluent l'adoption du projet de loi sur les maternelles quatre ans en milieu défavorisé, les commissions scolaires déplorent malgré tout le court délai qui leur est imparti pour la mise en place de ce service.

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s'est engagée vendredi à «tout mettre en oeuvre pour offrir aux parents et aux élèves les services de qualité auxquels ils ont droit».

En entrevue téléphonique, la porte-parole de l'organisation, Caroline Lemieux, n'a pas voulu préciser s'il aurait été plus sage d'attendre au début de l'année suivante avant de mettre le projet en branle.

Car il y a quelques jours à peine, les élus débattaient encore du projet de loi 23 en commission parlementaire. Il a été adopté in extremis vendredi à l'Assemblée nationale.

L'urgence de prendre une décision était bien réelle, à quelques jours de la fermeture des commissions scolaires pour la belle saison.

Les commissions scolaires se trouvaient dans une situation délicate: elles n'avaient pas le feu vert, sur le plan légal, pour se s'atteler à la tâche.

Et certaines d'entre elles, qui voulaient éviter d'être prises au dépourvu au retour des classes, se sont fait taper sur les doigts pour leur «esprit d'initiative».

Chaque commission scolaire doit identifier une école située en milieu défavorisé qui abritera une classe de maternelle quatre ans. Les enfants qui la fréquenteront seront à l'école pour la journée entière.