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14/06/2013 06:03 EDT | Actualisé 14/08/2013 05:12 EDT

Le gouvernement grec propose une réouverture partielle de la radiotélévision publique

Sous la pression d'un vent de mécontentement généralisé, le premier ministre grec a proposé vendredi une réouverture partielle de la radiotélévision publique.

Antonis Samaras a annoncé dans un communiqué qu'une « une commission temporaire bénéficiant d'un large soutien des partis [politiques] peut être nommée pour engager un petit nombre d'employés afin que la diffusion de programmes d'information puisse reprendre immédiatement ».

Les manifestations en étaient vendredi à leur quatrième jour devant le siège de la radiotélévision ERT.

M. Samaras n'avait aucune alternative après le désaccord de ses partenaires gouvernementaux, les socialistes du Pasok et de la gauche modérée.

Les trois dirigeants de la coalition doivent se rencontrer lundi pour trouver une entente sur « une télévision indépendante sans les dysfonctionnements qui pesaient sur l'ERT », a confié une source gouvernementale.

Le Pasok et Dimar ne veulent pas moins que l'annulation de l'acte législatif qui a entraîné l'interruption des programmes de l'ERT mardi soir et l'extinction du signal par des forces de l'ordre.

Pressions étrangères

Jean-Paul Philippot, président de l'Union européenne de radiotélévision (UER), qui représente une alliance de 56 médias de service public en Europe, était à Athènes vendredi.

Il a clairement demandé au gouvernement grec de faire marche arrière et « rétablir son signal ».

Il a remis au gouvernement Samaras une pétition signée par 51 directeurs de chaînes et radios publiques européennes, opposé à la fermeture d'ERT.