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14/06/2013 05:43 EDT | Actualisé 14/08/2013 05:12 EDT

G20: un policier n'a usé que de la force nécessaire, plaide son avocat

TORONTO - Un policier torontois accusé d'avoir usé d'une force excessive contre un manifestant lors des manifestations anti-G20, il y a deux ans, soutient n'avoir fait que son devoir pour contrôler le protestataire récalcitrant.

La façon dont Babak Andalib-Goortani a procédé à l'arrestation de Adam Nobody était un exemple classique de ce qui est montré en formation, a plaidé son avocat, vendredi.

M. Nobody, âgé de 30 ans, a été maîtrisé alors qu'il tentait d'échapper aux policiers pendant une manifestation, le 26 juin 2010, devant le Parlement ontarien.

L'agent Andalib-Goortani, aux côtés de quatre autres policiers, a tenté d'immobiliser Adam Nobody, lui assénant trois coups de matraque sur la cuisse. Il affirme avoir ensuite arrêté et s'être relevé pendant que ses confrères passaient les menottes au manifestant.

Le policier a certes usé de la force mais ce n'était ni excessif, ni criminel, a soutenu son avocat Harry Black. Il a poursuivi en faisant valoir que la ville de Toronto était assiégée ce jour-là par un groupe de manifestants et de vandales, rappelant que certains d'entre eux avaient lancé des pierres et des cocktails Molotov en direction de la police.

Adam Nobody argue quant à lui qu'il n'a pas résisté lors de son arrestation et affirme ne pas savoir pourquoi les policiers l'ont ciblé. Le manifestant soutient avoir observé la manifestation de loin, discuté avec des amis et acheté de la bière avant son arrestation.

Plusieurs policiers ont toutefois indiqué dans leur témoignage que l'homme avait incité la foule à la violence plusieurs heures avant son arrestation, injuriant les forces de l'ordre et menaçant de les frapper à la tête.