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14/06/2013 06:01 EDT | Actualisé 14/08/2013 05:12 EDT

Des milliers de Brésiliens manifestent contre la hausse des tarifs pour le bus

SAO PAULO - Des protestataires ont promis vendredi de tenir de nouvelles manifestations à travers le Brésil au cours des prochains jours à la suite de heurts durant lesquels la police de Sao Paulo a affronté des milliers de jeunes manifestants en colère contre la hausse des tarifs pour l'autobus et le métro.

Les journaux ont diffusé des photos de manifestants et de journalistes aux visages ensanglantés et tuméfiés ainsi que des vidéos montrant les forces de l'ordre utiliser du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc contre des foules scandant «pas de violence». Les protestataires ont incendié des sacs d'ordures empilés dans les rues, fracassé des fenêtres et couvert de graffitis des bâtiments et des autobus.

Selon les organisateurs, plus de 100 manifestants ont été blessés. La police a seulement indiqué que 12 agents avaient été blessés et que plus de 230 personnes avaient été arrêtées puis relâchées.

Des manifestations similaires se sont déroulées à Rio, à Brasilia, la capitale, et à Porte Alegre, dans le sud du pays. Ces violences surviennent alors que s'amorce au Brésil le tournoi de soccer de la Coupe des Confédérations de la FIFA et que le pays s'apprête à accueillir le pape François pour son premier voyage international en tant que pontife.

À l'origine des protestations: une hausse de 10 cents des prix du transport en commun.

D'après les manifestants, cette augmentation relativement faible a fait éclater les frustrations d'un peuple qui paie de lourds impôts, mais qui dispose de systèmes d'éducation publique, de santé et de transport en commun inefficaces.

«Il s'agit de bien plus que ces 10 cents. Il s'agit d'une société qui en a marre des politiciens corrompus qui ne tiennent pas leurs promesses d'apporter des améliorations», a déclaré un jeune homme filmant les manifestations.

Le maire de Sao Paulo, Fernando Haddad, qui n'est pas directement responsable de la police, a affirmé que certains agents «doivent faire l'objet d'une enquête» pour leur usage excessif de la force.