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13/06/2013 12:39 EDT | Actualisé 13/08/2013 05:12 EDT

Présidentielle iranienne: le Canada encourage les Iraniens à s'exprimer

Le Canada a appelé jeudi les Iraniens à rejeter, lors de leur élection présidentielle vendredi, "le choix artificiel que leur impose le régime" et à exprimer par tous les moyens "leur désir de liberté" face à "la dictature religieuse et militaire des ayatollahs".

"Le Canada encourage les Iraniens à s'exprimer, même si leur gouvernement tente de les réduire au silence", a dit le chef de la diplomatie John Baird lors d'une téléconférence depuis Londres où il accompagne le Premier ministre Stephen Harper.

"Que les Iraniens se confient à des amis proches, qu'ils critiquent l'élection par la satire, par un vote de protestation, qu'ils participent à un scrutin virtuel en ligne ou qu'ils boycottent tout bonnement l'élection, le Canada salue le courage de ceux et celles qui expriment leur désir de liberté", a-t-il poursuivi.

Faute de débat démocratique, a fait valoir le ministre, des milliers d'Iraniens "ont trouvé un espace de liberté" sur un site crée par l'université de Toronto (theglobaldialogue.ca) où ils peuvent dialoguer en anglais ou en farsi ou encore dénoncer des irrégularités électorales.

Le ministre a par ailleurs déploré l'impossibilité pour les médias et les diplomates de suivre de près le déroulement du scrutin. "3% seulement des journalistes étrangers qui ont demandé à couvrir l'élection ont obtenu leur visa, 97% ont essuyé un refus", a-t-il indiqué.

Selon les autorités iraniennes, 1400 journalistes étrangers ont été accrédités pour couvrir le scrutin.

La plupart des grands médias ont un envoyé spécial, dont la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazira, les deux principales chaînes françaises, TF1 et France 2, le Figaro, Libération, et la radio internationale RFI. Les médias allemands sont représentés par une dizaine de reporters, tandis que les médias suisses, ayant demandé trois accréditations, en ont obtenu une.

Le Canada, qui abrite une importante diaspora iranienne et accueille de nombreux étudiants venus d'Iran, a "suspendu" ses relations diplomatiques avec le régime de Téhéran en septembre 2012.

via/sab/rap