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13/06/2013 06:04 EDT | Actualisé 13/08/2013 05:12 EDT

Le « bandit barbu » est la cible des conservateurs

Sans le vouloir, le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a servi d'esquive pour les conservateurs. Interrogés sur l'ouverture d'une enquête criminelle de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur l'affaire Duffy-Wright, les membres du parti de Stephen Harper ont répliqué en attaquant le chef néo-démocrate, qui ne s'est pas arrêté à un contrôle de sécurité du Parlement, jeudi matin.

Après avoir été interpellé par l'agent de la GRC au point de contrôle des voitures sur la colline du Parlement, M. Mulcair aurait continué sa route, avant de retourner s'excuser auprès de l'officier en question, qui ne l'avait pas reconnu.

Selon le NPD, il s'agit d'un « malentendu » qui s'est réglé dans « le plus grand respect ». M. Mulcair aurait salué l'officier, comme il le fait tous les matins, mais l'employé au point de contrôle était nouveau et ne l'aurait pas reconnu.

Les conservateurs ont toutefois colporté une autre version de l'histoire. M. Mulcair aurait brûlé de quatre à cinq stops alors qu'il était poursuivi par une voiture de la GRC avec les gyrophares allumés. En arrivant finalement à sa place de stationnement, il aurait demandé : « Savez-vous qui je suis? »

Interrogé durant la période de questions sur le chèque signé par l'ancien chef de cabinet de M. Harper, Nigel Wright, au sénateur Mike Duffy, le ministre du Patrimoine canadien, Jame Moore, a simplement répondu en résumant l'incident de M. Mulcair. « Est-ce que le chef du NPD fait l'objet d'une enquête pour avoir brûlé cinq stops? » a demandé M. Moore.

L'attribution du qualificatif de « bandit » au chef néo-démocrate revient cependant à la députée conservatrice Cheryl Gallant.

« La capitale nationale n'est pas la ville des vices », a-t-elle lancé, avant d'ajouter que le « bandit barbu de la colline du Parlement n'est pas au-dessus des lois ».

Thomas Mulcair était absent de la période de questions, mais les conservateurs disent s'attendre à des excuses vis-à-vis des Canadiens pour avoir « violé la loi ».

L'incident a eu des échos jusque sur le réseau Twitter, où une photo modifiée de la jeune page rebelle Brigette DePape, expulsée lors d'un discours du Trône en 2011, a circulé. Dans sa nouvelle version, la jeune fille tient un panneau sur lequel est inscrit « Stop Mulcair » au lieu de l'original « Stop Harper ».