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13/06/2013 01:44 EDT | Actualisé 13/08/2013 05:12 EDT

Iran/nucléaire: Washington minimise la signification de la présidentielle

La Maison Blanche a minimisé jeudi la signification de la présidentielle iranienne dans le dossier nucléaire, disant toutefois espérer que Téhéran serait prêt à reprendre les négociations "quel que soit le résultat" de l'élection organisée vendredi.

"Dans les dossiers politiques, et en particulier sur les sujets qui sont une source de graves désaccords entre l'Iran et quasiment tout le reste du monde, c'est le guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei, ndlr) qui est dépositaire de l'autorité", a remarqué le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney.

"Nous espérons toujours que les autorités iraniennes seront prêtes à entamer sérieusement des négociations avec le +groupe des 5+1+ quel que soit le résultat de l'élection", a ajouté M. Carney lors de son point de presse quotidien.

Il a assuré que le "groupe des 5+1" était "prêt à rencontrer l'Iran quand l'Iran sera prêt à répondre de façon substantielle aux propositions équilibrées présentées par (ce groupe) à Almaty" au Kazakhstan début avril.

Les 5+1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) attendaient une réponse à leur offre prévoyant la "suspension" et non plus "l'arrêt" des activités d'enrichissement d'uranium à 20% en Iran, en échange de l'atténuation de certaines sanctions sur le commerce de l'or et le secteur pétrochimique. Mais les deux parties s'étaient quitté sans parvenir à un accord.

Les grandes puissances tentent de décourager les ambitions nucléaires de Téhéran, qu'elles soupçonnent de vouloir fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil.

L'Iran, qui a toujours démenti ces accusations, est soumis à des sanctions de l'ONU, renforcées depuis 2012 par un embargo pétrolier et bancaire des États-Unis et de l'Union européenne qui a fait plonger le pays dans une grave crise économique.

Quelque 50,5 millions d'électeurs sont appelés aux urnes vendredi pour désigner un successeur au président Mahmoud Ahmadinejad après huit ans de pouvoir marqués par cette confrontation avec l'Occident sur le dossier nucléaire.

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