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12/06/2013 03:07 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

Le pétrole finit en hausse à New York, aidé par la faiblesse du dollar

Les cours du l'or noir ont fini en hausse mercredi à New York, aidés par un affaiblissement du dollar et un recul des stocks à Cushing, où est entreposé le brut texan servant de référence au pétrole américain.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet a gagné 50 cents pour terminer à 95,88 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché a été soutenu par un dollar plus faible face à l'ensemble des devises", a remarqué David Bouckhout, de TD Securities.

Le recul du billet vert rend en effet plus attractifs les achats de brut (libellés en dollars) pour les investisseurs munis d'autres monnaies.

La progression des cours est toutefois restée limitée au vu de la hausse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis, de 2,5 millions de barils, lors de la semaine achevée le 8 juin, signe que la demande ralentit.

Mais dans son rapport hebdomadaire, le département de l'Energie (DoE) a aussi fait part d'un léger recul des réserves à Cushing, le point de référence pour le pétrole coté sur le Nymex, "ce qui est toujours bien perçu par le marché", a souligné James Williams, de WTRG Economics.

Autre point positif du rapport du DoE selon M. Bouckhout: les stocks de produits distillés (notamment le gazole et le fioul de chauffage) ont reculé de 1,2 million de barils alors que les experts s'attendaient à ce qu'ils augmentent.

Pourtant, les signes d'un ralentissement général de la demande énergétique se multiplient.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a ainsi très légèrement diminué mercredi sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2013, de 80.000 barils par jour par rapport à sa précédente estimation.

La veille, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait aussi revu en très légère baisse son estimation de la demande mondiale en 2013.

Mais après deux séances à la baisse, les investisseurs ont semble-t-il fait fi de ces informations de mauvais augure pour le marché du pétrole "pour rebondir et se repositionner", a remarqué M. Williams.

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