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12/06/2013 02:59 EDT | Actualisé 12/08/2013 05:12 EDT

En pleine controverse sur la surveillance, Obama défend le rôle de l'Etat

Barack Obama a défendu mercredi le rôle de l'Etat, en pleine controverse sur l'espionnage des communications privées par le renseignement américain, dans un discours destiné à convaincre les électeurs de remplacer John Kerry par un démocrate au Sénat.

Sept mois après sa réélection, M. Obama a retrouvé son ton de campagne en faisant escale pendant quelques heures à Roxbury Crossing, banlieue de Boston (Massachusetts, nord-est) afin de soutenir Ed Markey, candidat au siège laissé vacant par M. Kerry, qui a succédé à Hillary Clinton à la tête du département d'Etat en début d'année.

"Tous les jours en me levant, je me pose trois questions: comment faire pour que les Etats-Unis attirent de bons emplois? Comment faire en sorte que nos employés obtiennent les compétences et l'éducation dont ils ont besoin pour ces emplois? Et comment faire en sorte que ces emplois rapportent de quoi vivre une vie décente?", a expliqué le président devant un millier de personnes.

"Lorsque les gens disent que le problème, c'est l'Etat, ils ne comprennent pas. L'Etat peut aider en établissant des priorités intelligentes, en effectuant des choix avisés, en investissant dans le secteur manufacturier pour rapatrier davantage d'emplois de l'étranger", a-t-il argumenté.

Il a aussi évoqué le rôle de l'Etat dans les investissements d'infrastructures, l'éducation des enfants, et pour "protéger ceux-ci de la violence due aux armes", trois mois après l'échec retentissant au Congrès d'une loi sur la vérification des antécédents des acheteurs d'armes à feu.

Cette défense des pouvoirs publics intervient alors que M. Obama reste engagé dans une lutte sur les questions budgétaires avec ses adversaires républicains, en position de force au Congrès. Il a d'ailleurs une nouvelle fois regretté mercredi le "blocage à Washington".

Elle coïncide aussi avec la révélation d'une vaste opération de surveillance des données privées par le renseignement américain, que M. Obama n'a pas directement évoquée dans son discours mercredi, et la mise en évidence d'un ciblage indu de groupes conservateurs par le fisc, ce qui a provoqué des accusations au Congrès de manquement à l'impartialité de l'Etat.

bur-tq/rap