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11/06/2013 11:30 EDT | Actualisé 11/08/2013 05:12 EDT

Lien suspecté entre les pilules Yaz et Yasmin et 23 morts

Les pilules contraceptives de marques Yaz et Yasmin, qui figurent parmi les plus vendues dans le monde, sont soupçonnées d'avoir joué un rôle dans la mort d'au moins 23 Canadiennes, montrent des documents de Santé Canada obtenus par le réseau anglais de Radio-Canada.

Selon les documents, les pilules ont été liées au décès de ces femmes par des médecins et des pharmaciens qui doivent rapporter les effets secondaires des médicaments. La plupart des femmes sont mortes subitement d'embolies causées par des caillots sanguins et avaient moins de 39 ans, la plus jeune étant âgée de 14 ans.

Deux recours collectifs s'organisent contre le fabricant des pilules, la pharmaceutique Bayer. L'un des recours a été autorisé par une cour en Ontario. La certification du recours n'est pas une condamnation contre Bayer.

L'autre demande de recours, qui représente les femmes à l'extérieur de cette province, attend toujours une autorisation.

L'avocat qui le mène, Tony Merchant, allègue que des centaines de femmes ont subi des torts à cause de ces pilules contraceptives de nouvelle génération.

Même si la mort d'une utilisatrice de Yaz ou Yasmine survient plutôt rarement, Me Merchant fait valoir que des centaines de patientes ont subi une ablation de la vésicule biliaire ou des accidents vasculaires cérébraux, ou doivent prendre des médicaments pour fluidifier leur sang pour le reste de leur vie.

Santé Canada prévient que le risque de caillots sanguins pour celles qui prennent Yaz et Yasmin sont de 1,5 à trois fois plus élevés que celles qui prennent d'autres pilules.

Yaz et Yasmin, parfois appelées des pilules contraceptives de « nouvelle génération », incluent un progestatif de synthèse, le drospirenone, qui est exclusif à Bayer.

Bayer combat l'autorisation de la demande du premier recours collectif canadien et demandera de pouvoir en appeler de l'autorisation en septembre. La pharmaceutique a déclaré à CBC/Radio-Canada qu'elle défendait ses produits. Bayer a déjà payé plus d'un milliard de dollars pour régler à l'amiable des poursuites aux États-Unis.

Aucune des allégations n'a été prouvée devant un tribunal.