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11/06/2013 09:23 EDT | Actualisé 11/08/2013 05:12 EDT

Le rêve d'une résidente tourne au cauchemar à Sainte-Brigitte-de-Laval

Le coin de paradis d'une propriétaire de maison ancestrale est en train de perdre de son attrait à Sainte-Brigitte-de-Laval. Des promoteurs souhaitent construire une station-service à quelques mètres de chez elle.

Norma Yaccarini a acheté sa résidence en 2012 en pensant habiter dans un secteur paisible. Sa maison, construite aux alentours de 1860, est située sur la rue Sainte-Brigitte, dans un quartier qu'elle croyait résidentiel.

« Nous, quand on a acheté la maison en fait, le terrain voisin au nôtre était un terrain avec un petit bungalow appartenant à un couple de retraités. Quand on achète une maison et qu'à côté, des deux bords, il y a des maisons entourées d'arbres, on ne se pose pas trop de questions », explique-t-elle.

La situation a pris une autre tournure il y a quelques semaines. L'une des propriétés voisines a été rachetée par des promoteurs qui avaient d'autres projets dans le quartier. « Les propriétaires immobiliers ont abattu les arbres, nivelés le terrain et leur intention est d'y construire une station d'essence », déplore Mme Yaccarini.

La maison voisine doit être démolie cette semaine. Le permis a déjà été délivré et tout est en place pour procéder.

Contrairement à ce qu'elle pensait, Norma Yaccarini n'habite pas dans une zone exclusivement résidentielle, mais bien dans une zone mixte où la construction de commerces est permise. L'arpenteur qui lui avait fourni son certificat de localisation a admis son erreur. L'expert s'est fié aux informations de la Ville qui étaient erronées.

Norma Yaccarini nage en plein désarroi. La Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval refuse toujours de confirmer qu'une station-service sera construire à côté de chez elle. Elle a reçu ses informations en discutant avec les promoteurs. Tant qu'aucun permis n'est octroyé, l'information demeure confidentielle.

« La Ville, c'est hermétique. Ils nous disent que l'information est privée et on ne peut pas vous dire qu'il n'y en aura pas (station-service), mais on pourra vous le dire avec le permis. À ce moment-là, il sera trop tard, dès le lendemain ils peuvent commencer », dit-elle.

La dame a remis son dossier entre les mains d'un avocat. Elle envisage un recours contre l'arpenteur et le notaire qui ont officialisé la vente de sa résidence.

Norma Yaccarini pourrait obtenir un dédommagement pour la diminution de la valeur de sa résidence, mais la propriétaire est surtout frustrée de perdre sa quiétude dans un quartier qu'elle aime.