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11/06/2013 08:18 EDT | Actualisé 11/08/2013 05:12 EDT

Demande énergétique: les É-U doivent poursuivre leur rôle à l'international

MONTRÉAL - Washington doit continuer à soutenir la paix au Proche-Orient en dépit d'un revirement de situation dans l'énergie qui diminue sa dépendance au carburant étranger, a plaidé un représentant du gouvernement des États-Unis, mardi.

Carlos Pascual, un employé du Bureau des ressources énergétiques du département d'État, affirme que le fait que les États-Unis prennent le chemin de l'autosuffisance en matière d'énergie ne signifie pas que le pays doive se désengager dans le maintien de la stabilité politique ailleurs dans le monde.

Selon lui, il est dans l'intérêt des États-Unis de s'assurer que la paix et la stabilité perdurent à travers le monde. M. Pascual a tenu ces propos lors de son passage à la Conférence de Montréal, mardi.

Les prix du pétrole et du gaz naturel sont influencés par l'instabilité pouvant gêner la croissance économique.

Or, la relation de Washington avec ses habituels fournisseurs d'énergie tend à changer, alors que ses importations diminuent — elles se situaient à moins de 40 pour cent l'an dernier, contre 60 pour cent en 2005.

L'industrie de l'extraction des gaz de schiste permet une production de gaz naturel représentant environ le tiers de toutes les sources d'énergie produites au pays, et devrait atteindre 50 pour cent dans les années à venir.

Dans le même temps, cette baisse des importations énergétiques aux États-Unis se trouve balancée par une demande croissante dans les pays en voie de développement.

Pour la toute première fois, la vaste majorité de l'énergie mondiale est consommée à l'extérieur des pays de l'OCDE, et au premier plan par la Chine et l'Inde.

Le prix du pétrole et du gaz sera de plus en plus lié à la capacité de ces pays de satisfaire leurs besoins, ce qui influencera par la suite les prix payés aux États-Unis, en plus d'avoir un impact sur la croissance économique nationale, a soutenu M. Pascual.

L'Agence internationale de l'énergie prévoit qu'environ 17 billions $ seront investis dans l'énergie d'ici 2035, dont 10 billions $ pour la production et 6 autres billions $ pour l'énergie renouvelable.

Le recours aux combustibles fossiles devrait s'abaisser de 80 à 75 pour cent d'ici 2010. L'utilisation du gaz naturel et des sources d'énergie renouvelable devraient de leur côté augmenter, bien que le pétrole et le charbon demeureront les carburants les plus fréquemment utilisés.