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10/06/2013 02:27 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT

Washington discute de la possibilité de fournir des armes aux rebelles syriens

WASHINGTON - Le gouvernement américain a commencé à discuter, lundi, de la possibilité d'acheminer des armes aux rebelles syriens pour faire face à l'avancée rapide des forces du régime de Bachar el-Assad, ont indiqué de hauts responsables. La décision pourrait être prise plus tard cette semaine, ont-ils dit.

De hauts responsables du département d'État, du Pentagone, de la CIA et d'autres agences ont commencé à se réunir à la Maison-Blanche pour discuter de l'évolution de la situation en Syrie. Ils élaborent des plans pour préparer la rencontre du président Barack Obama avec ses conseillers en sécurité nationale, prévue mercredi, ont indiqué des responsables sous le couvert de l'anonymat.

Pressée par la progression rapide des troupes syriennes vers des territoires contrôlés par les rebelles, l'administration Obama pourrait approuver l'acheminement d'une «aide létale» aux insurgés dans les prochains jours, selon les responsables.

Le président et ses conseillers évalueront aussi la pertinence de recourir à la force aérienne américaine pour imposer une zone d'exclusion aérienne en Syrie, ont indiqué ces responsables. Cette possibilité semble toutefois peu probable, ont-ils dit.

Ces discussions surviennent alors que les forces du régime de Bachar el-Assad semblent se préparer à lancer une offensive majeure sur la ville de Homs, ce qui couperait les rebelles du sud du pays. Jusqu'à 5000 combattants du Hezbollah libanais sont maintenant présents en Syrie, estiment les responsables américains, ce qui augmente la force de frappe du régime après la reprise de la ville de Qousseir la semaine dernière.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a reporté un voyage prévu lundi en Israël et dans trois autres pays de la région pour participer aux discussions à la Maison-Blanche. Il pourrait se rendre au Proche-Orient plus tard cette semaine.

Même si rien n'a encore été décidé, des responsables ont indiqué que le président Obama était de plus en plus enclin à acheminer des armes aux unités rebelles «modérées». Les États-Unis ont déjà discuté de la possibilité d'armer les rebelles au cours des derniers mois, mais hésitent parce qu'ils ne veulent pas que les armes tombent entre les mains de groupes liés à Al-Qaïda ou d'autres groupes extrémistes.

M. Obama a déjà exclu toute intervention qui nécessiterait la présence de soldats américains sur le terrain. Le déploiement d'une force aérienne est envisagé plus sérieusement, ont indiqué des responsables, tout en soulignant que l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne ou toute autre action impliquant un déploiement aérien américain était peu probable en ce moment.

Les États-Unis pourraient fournir des armes aux rebelles sans envoyer de soldats en Syrie, soit en acheminant le matériel par les pays voisins comme la Turquie et la Jordanie, soit en travaillant avec des alliés dans la région.