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10/06/2013 04:36 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT

Wall Street sans élan malgré le coup de pouce de S&P sur la note des USA

Wall Street a terminé proche de l'équilibre lundi, reprenant son souffle après la forte progression du marché vendredi et le coup de fouet apporté à l'ouverture par l'agence de notation Standard & Poor's: le Dow Jones a cédé 0,06% tandis que le Nasdaq a grappillé 0,13%.

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average a perdu 9,53 points à 15.238,59 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 4,55 points à 3.473,77 points.

L'indice Standard & Poor's 500 a lâché 0,03% (-0,57 point) à 1.642,81 points.

Le marché a bénéficié en tout début de séance d'une annonce de S&P, qui s'est montrée lundi plus optimiste pour la première économie mondiale en révisant la perspective du pays de "négative" à "stable" en raison d'un recul des "risques" budgétaires.

"C'est bien sûr une bonne nouvelle pour le marché car cela éloigne la possibilité d'un nouvel abaissement de la note des Etats-Unis", a remarqué Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital. "Cela renforce également l'idée que l'économie américaine est stable, qu'elle croît légèrement même si c'est à un rythme modeste".

Mais l'effet d'entraînement de cette information a été de courte durée et les indices sont passés dans le rouge quelques minutes après l'ouverture avant d'osciller entre pertes et profits tout au long de la séance.

"Il ne faut pas oublier que vendredi dernier, le Dow Jones a gagné 200 points", encouragé par le rapport mensuel sur l'emploi américain, a rappelé Art Hogan de Lazard Capital Markets.

"Il est tout à fait normal d'observer une période de consolidation, d'autant plus que les investisseurs attendent d'en savoir plus sur l'état de l'économie américaine et les intentions de la Fed", dont la politique monétaire ces derniers mois a largement participé à l'embellie du marché, a-t-il ajouté.

A cet égard, une intervention dans la matinée de James Bullard, un des dirigeants de l'institution, n'a pas apporté beaucoup de grain à moudre aux acteurs du marché.

Pour le président de l'antenne de la Fed à Saint-Louis, dans le Missouri (centre), le marché de l'emploi s'est en effet bien amélioré ces derniers mois mais l'inflation américaine reste "étonnamment basse", laissant à la Fed suffisamment de marge pour poursuivre ses mesures de soutien à l'économie.

Le marché a parallèlement digéré "des chiffres meilleurs que prévu sur la croissance japonaise", qui a été légèrement revue à la hausse pour le premier trimestre, et "des données moins fortes qu'anticipées en Chine" sur la production industrielle, le commerce extérieur ou l'inflation, ont remarqué les analystes de Wells Fargo.

Le marché obligataire a reculé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,215% contre 2,161% vendredi soir, et celui à 30 ans à 3,370% contre 3,324%.

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