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10/06/2013 10:32 EDT | Actualisé 10/08/2013 05:12 EDT

Surveillance électronique aux États-Unis : Jennifer Stoddart se penchera sur les impacts au Canada

La commissaire fédérale à la protection de la vie privée, Jennifer Stoddart, a annoncé lundi qu'elle se penchera sur d'éventuels impacts au Canada des activités d'espionnage à grande échelle qu'auraient menées les États-Unis.

La question de la protection des informations génère des débats au sein des cercles fédéraux à la suite de révélations selon lesquelles la National Security Agency (NSA) américaine avait ses entrées dans les banques de données de diverses grandes entreprises des États-Unis en vertu d'un programme baptisé PRISM.

Le bureau de Mme Stoddart a indiqué lundi que l'ampleur des informations supposément recueillies soulève de grandes inquiétudes.

Selon la commissaire, il est difficile d'évaluer la légitimité de ces allégations mais elle discutera avec le commissaire chargé de la surveillance du Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CST) -- l'équivalent de la NSA -- pour déterminer de quelle façon les informations personnelles des Canadiens pourraient être affectées par les activités américaines.

Elle envisage également de contacter d'autres autorités spécialisées en protection des renseignements personnels, qui pourraient partager des inquiétudes similaires à propos des données de leurs citoyens, dans le but de discuter de la possibilité de combiner leurs efforts visant à faire la lumière sur cette affaire.

L'agence britannique de surveillance des communications, qui travaille étroitement avec la NSA et le CST, a eu accès au système PRISM utilisé par la NSA pendant au moins trois ans, et en a tiré 197 rapports l'an dernier, a annoncé le quotidien britannique Guardian.

Le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, a toutefois assuré lundi aux Communes que le CST n'avait pas disposé d'un accès équivalent au programme de la NSA.

Le ministre a été criblé de questions concernant le programme de métadonnées du CST, qui est en place depuis 2005, et il a assuré que la surveillance électronique s'effectuait en respectant la légalité.

« Ce programme n'a pas le droit de se pencher sur les informations des Canadiens, a-t-il assuré. (Il) se concentre plutôt sur les activités extérieures au pays, sur les menaces étrangères. Il existe un mécanisme de surveillance rigoureux. Il y a un processus législatif en place qui indique spécifiquement ce qui peut et ce qui ne peut être examiné. »

La Presse Canadienne