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09/06/2013 06:45 EDT | Actualisé 09/08/2013 05:12 EDT

Vettel continue de détester les pneus Pirelli malgré ses bons résultats

MONTRÉAL - Même s'il continue, lentement mais sûrement, de consolider son avance au classement des pilotes, n'en reste pas moins que Sebastian Vettel continue de détester les pneus Pirelli.

Même après sa victoire de dimanche au Grand Prix du Canada, sa troisième cette saison, le pilote de l'écurie Red Bull est resté sur ses positions après avoir vertement critiqué, plus tôt cette année, les pneus officiels de la F1. Selon lui, ceux-ci se dégradent au point de rendre les conditions de course plus dangereuses que nécessaire.

«Les critiques que j'avais exprimées n'étaient pas attribuables à un manque de résultats de notre part, mais plutôt à des raisons de sécurité, a-t-il souligné en conférence de presse d'après-course. Je suis certain que si vous demandez aux autres pilotes, même s'ils n'ont pas été aussi critiques dans les médias, et même s'ils croient détenir un certain avantage sur nous avec ces pneus, vont reconnaître qu'il y a eu des occasions cette année où les pneus ont subi des bris exagérés pour des raisons inexpliquées.

«C'est certain qu'il y aura toujours une certaine quantité de débris sur la piste. C'est impossible d'avoir une piste en parfait état partout, mais c'est ce qu'il faut viser. Et je tiens à préciser qu'à chaque fois que je me suis plaint des pneus et de leur comportement, j'ai aussi reconnu à chaque fois que d'autres avaient fait du meilleur travail que nous pour composer avec les pneus, et que nous devions cesser de nous plaindre et tâcher de nous élever au même niveau qu'eux.

«Mais de nos jours dans les médias, c'est très 'tendance' de ne choisir que les bouts de phrase qui font notre affaire, sans publier la réponse complète.»

Au sujet de la course au championnat des pilotes, Vettel a rappelé que c'était loin d'être terminé même s'il a maintenant 132 points au premier rang, comparé à 96 points pour Fernando Alonso (Ferrari), deuxième, et 88 points pour Kimi Raikkonen (Lotus), troisième.

«Pour l'instant, je m'attarde surtout à la victoire, comme ç'a été le cas (dimanche), plutôt que d'avoir l'oeil sur le classement», a indiqué le pilote allemand après qu'il l'eut emporté sur Alonso, deuxième à l'île Notre-Dame, et ainsi augmenté de sept points son avance sur l'Espagnol.

«Il ne faut pas être un génie pour comprendre qu'une victoire te permet de récolter plus de points que tous les autres pilotes, alors je n'ai pas besoin de penser à autre chose qu'à gagner, a-t-il ajouté. Il reste encore beaucoup de chemin à faire et la preuve c'est que l'an dernier, j'étais deuxième au classement à ce stade-ci de l'année et j'ai quand même été en mesure de combler le retard que j'avais.

«L'an dernier, j'ai eu quelques bonnes courses et Fernando a été un peu malchanceux ici et là, alors j'ai pu revenir, a dit Vettel du titre mondial qu'il a alors récolté. Et ça, c'était survenu 10 courses plus tard que c'est le cas présentement. Il y a tellement de choses qui peuvent arriver d'ici la fin alors pour l'instant, je me contente de me présenter sur la grille de départ et de me concentrer sur une course à la fois.»

Comme l'a noté Vettel, il reste encore 12 courses à disputer sur un total de 19 cette année en F1, et c'est pourquoi Alonso ne paniquait pas après sa deuxième place de dimanche.

«Ce sera critique quand nous serons à 85 points, c'est-à-dire l'équivalent d'un peu plus de trois courses, a noté Alonso, en faisant allusion à un calcul qu'il avait fait, et expliqué en long et en large, plus tôt cette saison. Au cours des six à huit dernières années, on a vu des pilotes combler des écarts de plus de 30 points, ce qui était l'équivalent de trois courses à l'époque. Ça revient donc à entre 75 et 80 points de nos jours. Espérons que nous n'arriverons jamais à ce chiffre.»