Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Échec de la réunion préparatoire de la conférence internationale sur la Syrie

La réunion préparatoire de la conférence de paix sur la Syrie, appelée « Genève II », s'est achevée mercredi sans résultat.

L'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, et la sous-secrétaire d'État américaine pour les affaires politiques, Wendy Sherman, se sont séparés en annonçant qu'une prochaine rencontre aura lieu le 25 juin.

Deux points ont bloqué l'avancement des préparatifs de « Genève II » : d'un côté, les participants du côté syrien et de l'autre côté, la participation des pays de la région.

« De toute évidence, il y a encore beaucoup de travail avant de pouvoir mettre sur pied cette conférence », a déclaré M. Brahimi à l'issue de la rencontre.

Pour le vice-ministre russe des Affaires étrangères, « la question la plus délicate touche au cercle des participants à la conférence. L'opposition syrienne, contrairement au gouvernement [syrien], n'a pas pris de décision sur la question de sa participation à cette conférence ».

Guennadi Gatilov a expliqué qu'aucun accord n'avait été trouvé sur la liste des pays invités à la conférence, notamment sur l'Iran, principal allié régional du régime syrien, et sur l'Arabie saoudite, qui soutient l'opposition armée.

Plusieurs pays occidentaux qui soutiennent l'opposition syrienne, notamment la France, s'opposent à la participation de Téhéran.

Une tâche ardue

L'objectif est d'amener « les parties syriennes, sans condition préalable, à examiner comment elles pourraient appliquer le communiqué du 30 juin [adopté en 2012 par la première conférence internationale]. Les parties syriennes ne sont pas prêtes, c'est le point délicat », a admis M. Brahimi.

La première conférence de Genève avait appelé à un processus politique comprenant la mise en place d'un gouvernement de transition. Mais la déclaration n'avait pas précisé le rôle du président syrien, Bachar Al-Assad, dont le départ préalable est exigé par l'opposition.

M. Brahimi a souligné que la conférence à venir « se déroulerait sur deux jours pour les participants non syriens et pour les délégations représentant le gouvernement syrien et l'opposition syrienne, serait présidée par le secrétaire général [de l'ONU Ban Ki-moon] et serait suivie de négociations intensives entre les deux parties syriennes que je faciliterai ».

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.