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10/05/2013 06:40 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

Tours de refroidissement : les entreprises se mettent aux normes

À deux jours de l'entrée en vigueur du règlement sur l'entretien des tours de refroidissement, mis en place à la suite de l'éclosion de légionellose qui a fait 14 morts à Québec, les entreprises s'affairent à mettre à jour leurs programmes de nettoyage.

Un nouveau règlement, qui doit entrer en vigueur dimanche, oblige les propriétaires de tours à déclarer leur équipement à la Régie du bâtiment du Québec, à tenir un registre de leurs actions en lien avec la tour en plus de mettre en place un programme d'entretien.

Du côté de l'édifice de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) du complexe de la Place-Jacques-Cartier, associé à l'éclosion de légionellose de l'été dernier, des mesures ont d'ores et déjà été mises en place pour éviter une nouvelle contamination.

Stéphane Simard, un représentant de l'entreprise Magnus, se rendra chaque mois à l'édifice de la CSQ pour effectuer une inspection.

La CSQ, qui entretenait ses équipements et dépensait plusieurs milliers de dollars par année, avait été consternée d'apprendre qu'elle était la source de la contamination. Elle veut maintenant s'assurer que cela ne se reproduira plus.

Conséquemment, il y aura 19 tests effectués annuellement sur les tours de refroidissement de l'édifice.

Un règlement « plus mordant »

Selon Jacques Murray, vice-président aux applications et aux technologies chez Magnus, le règlement de la Régie du bâtiment devrait être plus mordant. Il devrait fixer, par exemple, un seuil de risque. Actuellement, le seul seuil qui est fixé se trouve non pas dans le règlement, mais dans un guide explicatif.

« Les seuils qui sont notés, ben c'est des seuils qu'on considère déjà un peu à risque. Donc, nous, on essaie de les maintenir beaucoup plus bas que ça en temps normal dans nos systèmes », explique M. Murray.

De son côté, la Régie du bâtiment du Québec dit travailler à l'amélioration du règlement. D'ici à ce qu'il soit bonifié, les inspecteurs devront s'assurer que tous les propriétaires se soumettent aux exigences. Jusqu'à maintenant, 200 propriétaires ont signifié la présence d'une tour et 600 ont été répertoriées par la Régie. Il en resterait 1600 à inscrire au registre.