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10/05/2013 08:06 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

Syrie: l'ONU craint un nouveau massacre de civils dans une ville assiégée

BEYROUTH - L'encerclement par les forces gouvernementales d'une ville aux mains des rebelles, dans l'ouest de la Syrie, risque de conduire à une nouvelle flambée de la violence, a prévenu la Haute Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, vendredi.

Qusair, située dans la province de Homs, est une zone stratégique pour le régime de Bachar el-Assad, puisqu'elle relie la capitale, Damas, à la côte syrienne, où les forces loyalistes sont concentrées. On y retrouve notamment des Alaouites, la minorité de l'Islam chiite dont est issue la famille El-Assad. La rébellion menée contre le régime syrien est principalement dirigée par la majorité sunnite.

La semaine dernière, les forces du régime ont été accusées d'avoir massacré des dizaines de civils dans deux communautés sunnites à l'ouest de la Syrie, près de la frontière avec le Liban.

Un rassemblement de troupes gouvernementales autour de la ville de Qusair, à dix kilomètres de la frontière libanaise, a été rapporté par une équipe de Navi Pillay, Haute Commissaire des Nations unies.

Qusair, qui compte plus de 20 000 habitants, est encerclée par les forces syriennes depuis des semaines déjà, et a été bombardée par leurs alliés d'une milice du Hezbollah libanais.

Vendredi, l'armée syrienne a demandé aux rebelles de se rendre, sans toutefois fixer de délai, a indiqué le bureau du gouverneur de la province de Homs.

Il semble que les forces gouvernementales se préparent à lancer une attaque de grande envergure, a indiqué Mme Pillay dans un communiqué, ajoutant que les résidants craignaient visiblement un autre «massacre de civils, comme cela s'est vu la semaine dernière».

Les rebelles ont perdu du terrain dans la région depuis l'offensive du régime, lancée le mois dernier avec l'aide du Hezbollah. Les combattants du Hezbollah ont bombardé la ville, touchant le principal réservoir d'eau et la station de filtration, a indiqué un représentant de l'Armée syrienne libre, Bassan al-Dada.

Jeudi, plusieurs roquettes ont été lancées vers le Liban, sans toutefois faire de victimes.