Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Plus de 2 milliards demandés par le Mali pour sa reconstruction

Le gouvernement malien profitera d'une conférence de bailleurs de fonds internationaux qui se tiendra à Bruxelles le 15 mai pour demander une aide de 2,6 milliards de dollars pour sa reconstruction.

L'argent doit également servir à freiner les activités des groupes islamistes liés à Al-Qaïda dans le nord du pays. Selon les plans de 2013-2014 du gouvernement malien, les coûts de reconstruction du pays sont estimés à plus de 5,5 milliards de dollars. Or, aux dires des autorités, le budget du pays permet seulement de financer la moitié de ce plan. Le reste devra provenir des bailleurs internationaux.

À l'origine, l'objectif financier de la conférence était plus modeste, se situant entre 600 et 700 millions de dollars. Organisée par la France et l'Union européenne (UE), cette conférence réunira également la Banque mondiale et les ONG. L'une des priorités est la coordination du plan de reconstruction du Mali.

Ce plan inclut douze priorités pour le pays, dont le maintien de la paix, la lutte contre la corruption et l'organisation d'élections crédible. Sur ce dernier point, le président français, François Hollande, a d'ailleurs rappelé vendredi l'importance de retrouver une stabilité politique au Mali pour empêcher le retour de la rébellion islamiste.

Par ailleurs, François Hollande et son homologue nigérien Mahamadou Issoufou se sont prononcés vendredi à Paris pour la tenue d'élections, d'ici fin juillet, « sur tout le territoire » malien.

La France et le Niger participent à l'intervention armée lancée en janvier dernier pour chasser les rebelles islamistes qui occupaient alors le nord du Mali.

Regain de violence

Le nord du Mali a été la scène d'au moins cinq attentats suicides vendredi, selon les autorités.

Quatre hommes sont entrés dans la ville de Gossi au matin dans le but de faire exploser leurs bombes, placées dans des bouteilles d'eau, a fait savoir Sidi Ben Hamou, un élu local.

Au moins un soldat malien a été blessé lorsque trois des hommes ont déclenché l'engin explosif qu'ils portaient, à un point de contrôle.

Un quatrième homme a été tué par les soldats lorsqu'il tentait d'atteindre un camp militaire. Un autre attentat à la bombe est survenu dans un campement militaire à Menaka.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.