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10/05/2013 04:06 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

Au moins 35 Canadiens sont inscrits pour Mars One, un aller simple pour Mars

Mars One/Bryan Versteeg

MONTRÉAL - Andrew Rader a toujours voulu être un astronaute, et il est prêt à tout pour aller dans l'espace — voire même passer le restant de ses jours sur Mars.

L'homme originaire d'Ottawa fait partie d'un groupe d'au moins 35 Canadiens s'étant inscrits pour une mission sur la planète rouge en 2023.

Le projet Mars One, imaginé par l'entrepreneur néerlandais Bas Landorp, envisage d'envoyer quelques volontaires sur un aller simple, sans possibilité de rentrer sur Terre. Ce projet évalué à 6 milliards $ utiliserait des technologies existantes et serait financé par des commanditaires et des investisseurs privés.

Deux semaines après l'ouverture des banques de candidatures, environ 80 000 personnes provenant de 120 pays avaient déjà répondu, dans l'espoir de devenir l'un des quatre premiers pionniers martiens.

Les candidats canadiens ont entre 18 et 47 ans, et sont majoritairement dans la vingtaine, en plus d'être pratiquement tous des hommes. En date de jeudi, quatre femmes avaient cependant soumis leur nom pour la grande aventure.

Selon le groupe Mars One, l'expédition débuterait par l'envoi de modules assemblables par des robots. Par la suite, les premiers arrivants poseraient le pied sur la planète après un voyage de sept mois.

Sur son site web, l'organisation précise que des colons supplémentaires arriveraient sur place tous les deux ans. Au début, la base serait limitée au strict minimum, y compris de la nourriture, de l'oxygène et de l'eau, mais, éventuellement, d'autres composantes seraient expédiées, comme des panneaux solaires.

Au dire de Mars One, le financement pourrait provenir d'un «événement médiatique mondial» non encore spécifié.

Pour l'expert en exploration spatiale Gordon Shepherd, prévoir un projet d'une telle ampleur en 10 ans seulement est impensable; il envisage plutôt un échéancier de 25 ans.

Aux yeux de Raye Kass, professeure en sciences humaines à l'Université Concordia et consultante pour Mars One, il est possible d'envoyer des humains sur Mars, mais le plus grand défi est celui qui les attendra une fois là-bas.

«Je ne sais pas s'ils peuvent surmonter la possibilité qu'ils puissent ne jamais revoir leurs familles, dit-elle. Je crois que c'est pourquoi l'existence d'un but à atteindre, une raison pour laquelle ils accomplissent cela, commence à être extrêmement important.»

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