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10/05/2013 04:43 EDT | Actualisé 09/07/2013 05:12 EDT

Le prix Albert Londres 2013 est décerné à Montréal

L'un des grands prix en journalisme international, le prix Albert Londres a été décerné à Montréal, à la Grande Bibliothèque. Les deux lauréats sont Roméo Langlois de France 24 et la journaliste Doan Bui du Nouvel Observateur.

Considéré comme le Goncourt du journalisme, ce prix créé en l'honneur du journaliste français Albert Londres est décerné à des journalistes francophones de moins de 40 ans, dans deux catégories, presse écrite et reportage diffusé à la télévision. Le jury composé de 23 membres est présidé par Annick Cojean, grand reporter au journal Le Monde.

Lauréat dans la catégorie du prix audiovisuel

Roméo Langlois accompagnait l'armée colombienne dans une opération de démantèlement d'un laboratoire de cocaïne lorsqu'il a été capturé et détenu pendant 33 jours dans la jungle par les Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Dans son reportage qu'on peut voir sur le site de la chaine télévisée France 24, Roméo Langlois a voulu montrer la face cachée de la lutte anti-drogue : « On est habitués de voir des images d'opérations spectaculaires, pleines de succès des militaires alors que c'est souvent le contraire, ces opérations n'aboutissent à rien, c'est un gâchis d'argent et parfois de vies humaines », constate le journaliste né à Toulouse il y a 36 ans.

Lauréate dans la catégorie presse écrite

L'autre récipiendaire du prix Albert Londres est une journaliste d'origine vietnamienne qui travaille pour Le Nouvel Observateur. Douan Bui est primée pour son enquête sur les migrants qui ont trouvé la mort en tentant de traverser la frontière gréco-turque, la porte d'entrée pour l'Europe.

« Ça pose la question des traces, c'est à dire quand on part comme ça en laissant tout derrière soi, quelles traces laissons-nous derrière nous? Et quand on a plus rien, que l'aventure se termine, quelles traces laisse une vie humaine? C'est ce qui m'a beaucoup émue », explique Douan Bui, elle-même fille d'immigrants.

Des Québecois dans les 2 catégories

Il y avait des Québécois parmi les finalistes du Prix Albert Londres 2013 ; le journaliste Guillaume Lavallée pour ses reportages sur le Pakistan et le Soudan ainsi que Marie-Eve Bédard et son caméraman Sylvain Castonguay pour leur reportage La Nouvelle guerre d'Obama, l'offensive américaine menée à l'aide de drones dans le monde musulman.