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10/05/2013 11:35 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

Le kayakiste Hugues Fournel pagaie en plein blues post-olympique

MONTRÉAL - Le blues post-olympique, Hugues Fournel dit être «en plein dedans». Et le kayakiste ajoute ne voir aucun mal à savourer pendant quelque temps encore l'expérience grisante qu'il a vécue dans le bassin de Dorney Lake aux Jeux de Londres, l'an dernier.

Fournel vivra son véritable retour à la réalité, en fin de semaine, à l'occasion des essais de l'équipe canadienne de canoë-kayak de vitesse, qui animeront le bassin olympique du Parc Jean-Drapeau, à l'Ile Notre-Dame.

Il s'agira de sa première compétition depuis que Ryan Cochrane et lui ont pris le septième rang de l'épreuve olympique de 200 mètres en K2, le 11 août dernier.

«J'ai attrapé le virus des Jeux olympiques, mais le nouveau cycle de quatre ans ne fait que commencer, a indiqué le Montréalais âgé de 24 ans. J'aborde cette saison post-olympique avec des objectifs différents et un niveau de stress peu élevé. Je veux retrouver le groupe et avoir du 'fun'.»

Fournel s'est accordé un temps d'arrêt de cinq mois après les JO, une première pour lui. Au retour à l'entraînement en Floride après les Fêtes, une blessure à une épaule l'a contraint à l'inactivité pendant deux semaines, presque trois.

La compétition, accessible gratuitement aux intéressés, regroupera plus de 150 pagayeurs en provenance de clubs canadiens, incluant plusieurs Québécois dont la soeur de Hugues Fournel, Émilie, qui en était à Londres à sa deuxième participation aux JO.

Ces athlètes se feront la lutte dans la dizaine d'épreuves féminines et masculines au programme, samedi et dimanche, pour l'obtention de postes au sein d'une des équipes canadiennes (équipe nationale et moins de 23 ans).

Ceux qui mériteront leur place au sein de l'équipe nationale prendront part aux deux prochaines compétitions de la Coupe du monde, qui se dérouleront sous peu en République tchèque (17-19 mai) et en Pologne (31 mai au 2 juin).

Une autre compétition de sélection nationale à Welland, en Ontario, du 21 au 23 juin, précédera les Mondiaux présentés en Allemagne, du 27 août au 1er septembre.

Expérimentations

«En K2 sprint, l'objectif en fin de semaine sera de qualifier deux embarcations canadiennes pour les deux Coupes du monde parce que nous voulons y aller d'expérimentations», a expliqué Fournel.

L'idée derrière ça, en vertu du plan concocté en compagnie de l'entraîneur Frédéric Jobin, est d'essayer tous les jumelages possibles, en chassé-croisé, avec l'autre équipage composé des Québécois Étienne Morneau et Richard Dober fils.

Fournel et Cochrane font équipe depuis quatre ans, et le résultat qu'ils ont obtenu à Londres laisse présager de belles choses pour l'avenir. Ils ont scruté leur course olympique à la loupe et ils savent ce qu'ils peuvent faire différemment. Cela dit, ils sont prêts à voir si un jumelage différent pourrait leur être bénéfique à chacun, dans le meilleur intérêt de l'équipe canadienne.

«Nous ne voulons rien laisser au hasard et nous nous sommes entendus tous les quatre pour travailler ensemble afin de trouver les meilleures combinaisons, a continué Fournel. Si ça implique que Ryan et moi devons mettre fin à notre association, eh bien nous le ferons.»