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10/05/2013 04:44 EDT | Actualisé 09/07/2013 05:12 EDT

Le G7 parle de reprise économique

Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 ont entamé vendredi au Royaume-Uni deux jours de discussions sur les moyens de renforcer la reprise économique mondiale, sur fond de vif débat entre les États-Unis et l'Europe à propos de l'austérité.

Les États-Unis accusent en effet les plans d'austérité européens de plomber la croissance mondiale.

« Nous pensons fortement qu'il faut trouver le bon équilibre entre austérité et croissance », a déclaré à ce sujet le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, vendredi. M. Lew a d'ailleurs salué la décision de Bruxelles d'accorder un délai à certains pays, dont la France, pour réduire leur déficit.

Quant à l'Allemagne, une grande partisane de l'austérité chez les pays européens en récession, elle semble vouloir garder le cap.

« Il ne s'agit pas de plus ou moins d'austérité. Je pense que nous avons décidé d'une voie, et il est important de tenir nos promesses », a indiqué le président de la banque centrale allemande, Jens Weidmann.

Le G7 se penchera également sur la question de la lutte contre l'évasion fiscale, priorité de la présidence britannique du groupe, et de la régulation du secteur bancaire.

La question des mouvements des taux de change devrait aussi occuper une certaine place lors de cette réunion, alors que le dollar s'est hissé pour la première fois en quatre ans au-dessus du seuil des 100 yens et que les États-Unis ont rappelé à l'ordre le Japon vendredi.

Jack Lew a ainsi déclaré que le Japon devait régler ses « problèmes de croissance », mais en s'en tenant aux accords internationaux en vigueur, qui proscrivent les dévaluations compétitives, alors que Haruhiko Kuroda, le gouverneur de la Banque du Japon, a réaffirmé de son côté que la banque centrale japonaise n'avait pas d'objectifs en matière de taux de change et que sa politique monétaire n'avait pour unique finalité que de parvenir à une inflation de 2 % d'ici deux ans.

Rappelons que la Banque du Japon a annoncé le mois dernier une refonte importante de sa politique monétaire, destinée à sortir le pays de la déflation, ce qui a affaibli la monnaie nippone.

« Il est important que, conformément aux décisions prises précédemment par le G20 et le FMI, on ne parle pas de guerre des monnaies », a de son côté souligné Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, ajoutant que la réunion se concentrerait sur l'harmonisation des politiques économiques.

Aucun communiqué ne sera en principe publié à l'issue de la rencontre, et aucune décision officielle n'est attendue de ce rendez-vous, censé préparer informellement le sommet du G20 qui aura lieu en Russie en septembre. « Il n'y a aucun sujet tabou, puisque nous sommes dans un cadre informel », a commenté Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Le G7 comprend les États-Unis, l'Allemagne, le Japon, le Royaume-Uni, l'Italie, la France et le Canada.