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10/05/2013 06:34 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

Le chef du bureau du New York Times à Islamabad sommé de quitter le pays

Le New York Times a indiqué vendredi que le chef de son bureau à Islamabad s'est vu ordonner de quitter le Pakistan pour avoir mené des "activités indésirables", non spécifiées, dans le pays.

Le quotidien précise qu'il a "fortement protesté" contre cet ordre d'expulsion délivré par la police pakistanaise dans la nuit de mercredi à jeudi au domicile du journaliste, Declan Walsh, et qu'il cherchait à le faire admettre à nouveau.

"Votre visa est annulé en raison de vos activités indésirables. Vous êtes par conséquent tenu de quitter le pays dans les 72 heures", spécifiait l'ordre d'expulsion, selon le New York Times. Soit, au plus tard, la nuit des élections.

Plus de 86 millions de Pakistanais sont appelés samedi à choisir leurs 342 députés de l'Assemblée nationale parmi 4.670 candidats, et leurs représentants dans les quatre assemblées provinciales parmi près de 11.000 autres.

Faute d'avoir pu faire dérailler un processus électoral qu'il juge "non islamique", le Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), groupe islamiste armé en lutte ouverte contre le pouvoir d'Islamabad, a menacé d'attaquer les bureaux de vote.

Selon le quotidien new-yorkais, Walsh, 39 ans, vit et travaille au Pakistan depuis neuf ans, en grande partie comme correspondant du journal britannique The Guardian, avant d'intégrer le New York Times en janvier 2012.

Le journaliste a largement écrit sur les conflits politiques qui déchirent le pays, ou encore l'insurrection islamiste, et les relations tendues avec les Etats-Unis.

Jill Abramson, rédactrice en chef du New York Times, a envoyé une lettre aux autorités pakistanaises décrivant Walsh comme un "reporter plein d'intégrité qui a toujours proposé des reportages équilibrés, nuancés et factuels sur le Pakistan", qualifiant les accusations d'Islamabad à son encontre de "vagues et sans fondement".

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