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10/05/2013 10:18 EDT | Actualisé 10/07/2013 05:12 EDT

Assaut imminent de l'armée syrienne sur Qousseir dans l'ouest du pays

La tension ne baisse pas d'un cran en Syrie où l'armée a demandé vendredi aux habitants de Qousseir dans la province de Homs de quitter la ville rebelle avant un assaut imminent.

L'information est confirmée par une source militaire anonyme, citée par l'AFP.

La même source a fait état de tracts lancés par avion sur Qousseir, demandant aux civils de quitter la ville en leur indiquant une route sécurisée.

La ville, située à 35 km au sud de Homs, serait déjà complètement encerclée de trois côtés par les forces gouvernementales. Quelque 25 000 habitants s'y trouveraient encore.

La reprise de cette ville non loin de la frontière libanaise est considérée comme un objectif prioritaire pour les troupes du président Bachar Al-Assad.

Il avait affirmé en avril que les combats dans cette région étaient la « principale bataille » menée par les forces armées.

Les violences se poursuivent avec leur lot de morts et de blessés. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte que les combats ont causé jeudi la mort de 72 personnes à travers le pays, dont 33 rebelles, 21 civils et 18 soldats.

La Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a appelé vendredi à une action internationale urgente pour mettre un terme à l'effusion de sang en Syrie.

David Cameron, premier ministre britannique est à Sotchi, sur la mer Noire, pour discuter avec Valdimir Poutine, le président russe, de la situation en Syrie.

Si rien n'a filtré des discussions entre les deux hommes, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que la Russie n'avait pas l'intention de vendre des missiles antiaériens S-300 à la Syrie.

Jeudi, Israël avait demandé à Moscou de ne pas vendre à Damas de telles armes, en mesure d'atteindre des avions ou des missiles dans un rayon de 200 km.

De son côté, la Turquie se dit pour une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.

Pour le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, Damas a déjà franchi la ligne rouge tracée par le président Barack Obama en utilisant des armes chimiques.

L'idée d'une zone d'exclusion aérienne a été soulevée par des membres du Congrès américain afin d'exercer une pression sur Damas.