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08/05/2013 03:23 EDT | Actualisé 08/07/2013 05:12 EDT

Syrie: les Etats-Unis réclament toujours le départ du président Assad

Les Etats-Unis continuent de réclamer le départ du président syrien Bachar al-Assad pour amorcer une transition politique dans ce pays en guerre, a assuré mercredi le département d'Etat au lendemain d'une entente américano-russe pour un réglement politique en Syrie.

"Notre politique n'a pas changé. Assad doit partir et le plus tôt sera le mieux. Il revient au régime et à l'opposition, par consentement mutuel, de s'asseoir et de travailler à une autorité de transition", a expliqué le porte-parole adjoint de la diplomatie américaine, Patrick Ventrell.

Le secrétaire d'Etat John Kerry a rencontré mardi à Moscou le président russe Vladimir Poutine et a plaidé pour que les deux pays "trouvent un terrain d'entente" en vue d'un règlement du conflit syrien. Les Etats-Unis veulent convaincre la Russie, l'un des derniers soutiens du régime de Bachar al-Assad, d'user de son influence auprès de Damas.

Washington et Moscou espèrent pouvoir organiser d'ici à la fin mai une conférence internationale sur la Syrie afin de trouver un réglement politique conforme à un accord conclu à Genève le 30 juin 2012 entre les grandes puissances.

Cet accord, qui n'a jamais été appliqué, a tracé la voie vers un gouvernement syrien de transition, sans mentionner le sort du président Assad, qui fait l'objet d'interprétations divergentes entre Russes et Américains depuis près d'un an.

"Nous et les Russes allons travailler très dur pour amener les deux parties à la table (des négociations) et mettre en oeuvre ce plan", a assuré M. Ventrell.

Le secrétaire d'État et son homologue russe Sergueï Lavrov ont accepté de jouer le rôle de quasi intermédiaires entre l'opposition et Damas pour négocier un gouvernement de transition. "Nous nous sommes mis d'accord pour que la Russie et les Etats-Unis encouragent la gouvernement syrien et les groupes d'opposition à trouver une solution politique", avait déclaré M. Lavrov, aux côtés de M. Kerry, à Moscou.

M. Lavrov avait répété que le départ de M. Assad ne devait pas être une condition préalable à des pourparlers de paix, tout en réaffirmant que Moscou ne l'encourageait pas à rester au pouvoir. A Moscou, M. Kerry n'avait pas réclamé explicitement le départ du président syrien.

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