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08/05/2013 04:27 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

« Bonne chance à eux » - Subban

P.K. Subban ne voulait pas s'adresser aux journalistes mardi pour ne pas créer de distraction. C'était peut-être finalement une bonne chose pour le Canadien...

Malgré la situation précaire dans laquelle se retrouve son équipe, Subban a lancé un puissant message aux Sénateurs, mercredi. Le genre de déclaration qui pourrait se retrouver épinglée en gros caractères dans le vestiaire de Paul MacLean.

C'est que le Tricolore se retrouve en déficit 1-3 face à la formation ontarienne. Et Subban, à ses premiers pas dans la LNH, a fait partie de cette édition magique de 2010 du Canadien, qui avait fait tomber les Capitals après avoir perdu 1-3 dans la série, et qui a battu les Penguins malgré un retard de 2-3. Écoutons-le en parler.

« J'étais très excité de jouer dans la LNH. Je ne me préoccupais pas de gagner ou perdre, je m'assurais de bien jouer. Et tout d'un coup, on a battu l'équipe de 1re place, puis celle de 2e place. Tout peut arriver.

« Il y a encore de la vie. Ça prend des joueurs pour y croire. Toute la pression est sur eux (les Sénateurs). Tu mènes 3-1 à l'étranger, il manque des joueurs à l'autre équipe, tu veux en finir. Mais ils doivent d'abord nous battre. Bonne chance à eux. On a plus de tirs, on a un bon gardien, peu importe qui ce sera. Je leur souhaite la meilleure des chances. »

La meilleure équipe?

Avec cinq joueurs à l'infirmerie (peut-être un sixième si Carey Price ne peut pas jouer), avec un retard de 1-3 et contre un gardien, Craig Anderson, à l'épreuve de tout, il est tentant de voir la suite de cette série comme un duel entre David et Goliath. Chez le Canadien, on ne souhaite toutefois pas camper le rôle de David.

« Je ne sais pas si on doit changer tant de choses, a estimé Subban. On a mieux joué, on a plus tiré qu'eux, on a plus de chances de marquer. Ils ont eu plus d'occasions en avantage numérique, ça leur donne peut-être du momentum. Autrement, on a bien joué. Peut-on être déçu d'hier? Non, on a bien joué. Mais n'en parlons plus, on dispute notre match le plus important demain. Je veux jouer mon meilleur match. »

Les joueurs sentent d'ailleurs encore que des décisions controversées des officiels leur ont nui, notamment, le but que Mika Zibanejad a marqué avec son patin, qui a rapproché les Sénateurs à un but. L'arbitrage explique-t-il la défaite de mardi?

« L'arbitrage ne marque pas de but, sauf un peut-être, a lancé à la blague le capitaine du CH, Brian Gionta, attendu sur la table d'opération vendredi. Mais les changements de momentum sont difficiles à gérer dans une série. On a dominé cette équipe pendant une majorité du temps. »

Au ralenti en troisième

Si le Tricolore a semblé dominer ses adversaires dans les rencontres 1 et 4, qu'il a toutes perdues, il y a néanmoins eu une baisse de régime, jumelée à un manque d'efficacité sur les chances de marquer, de même qu'au brio d'Anderson, qui affiche un taux d'arrêt sublime de ,945 dans cette série.

Dans le premier match, le CH a été incapable de passer le K.-O. aux Sénateurs en fin de deuxième période, pendant une supériorité numérique à 5 contre 3. La formation ontarienne est revenue avec trois buts au dernier tiers.

Dans le quatrième match, le Canadien s'est assis sur une avance de deux buts et n'a tiré que quatre fois en troisième période. Certaines décisions des officiels leur ont été défavorables, mais en parlerait-on si les Montréalais avaient mené par trois buts?

Depuis le début de cette série, le Tricolore a accordé neuf buts en troisième période, et n'en a toujours pas marqué. Therrien, lui, ne semble pas inquiété par cette tendance.

« Ça peut changer très vite, a-t-il répondu à ce sujet. Ça me dit aussi qu'après deux périodes, on est en avant. »

Après de telles déclarations, le point de presse de Paul MacLean, jeudi matin, ne devrait pas être ennuyant...