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08/05/2013 11:48 EDT | Actualisé 08/07/2013 05:12 EDT

La présidente sud-coréenne propose un parc de la paix à la frontière du Nord

La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, actuellement en visite aux Etats-Unis, a déclaré mercredi qu'elle proposerait la création d'un "parc international" dans la zone démilitarisée à la frontière avec la Corée du Nord, lors d'un discours devant le Congrès américain.

"J'espère faire avancer un parc international à l'intérieur de la zone démilitarisée", a-t-elle indiqué, en anglais, sans élaborer les détails de ce projet.

"Ce sera un parc qui enverra un message de paix à toute l'humanité", a-t-elle dit, dans le cadre d'une initiative pour faire baisser les tensions avec le Nord.

"La zone démilitarisée doit être digne de son nom, comme une zone qui renforce la paix au lieu de la saper", a encore précisé la dirigeante.

C'est la sixième fois de l'histoire qu'un dirigeant de Corée du Sud s'adresse à tous les élus des Etats-Unis, lors d'une session conjointe de la Chambre des représentants et du Sénat destinée à afficher l'unité des deux pays alliés, en pleine crise avec la Corée du Nord, et au 60e anniversaire de l'armistice de la guerre de Corée.

Mme Park, investie présidente en février, a rencontré son homologue américain Barack Obama mardi, pour son premier voyage officiel à l'étranger. Les deux dirigeants ont affiché leur fermeté face aux "provocations" du régime stalinien dirigé par le jeune Kim Jong-Un.

La proposition de la Sud-Coréenne tranche quelque peu avec le ton de la veille, tout en restant fidèle à la politique de "construction de la confiance" sur laquelle elle avait fait campagne.

"Aucune provocation nord-coréenne ne pourra réussir", a-t-elle d'abord déclaré, déclenchant une longue standing ovation des élus américains.

"La République de Corée n'acceptera jamais une Corée du Nord dotée de l'arme nucléaire. Les provocations de Pyongyang seront gérées de façon décisive".

"Je resterai déterminée à faire avancer un processus de construction de la confiance sur la péninsule coréenne", a-t-elle toutefois dit, précisant: "je ne conditionnerai pas l'aide humanitaire aux Nord-Coréens, comme les nourrissons et les enfants, à la situation politique".

La situation s'est tendue dans la péninsule depuis le tir d'une fusée nord-coréenne en décembre et un troisième essai nucléaire le 12 février. La communauté internationale y a répliqué par de nouvelles sanctions, entraînant la colère du régime de Kim Jong-Un, qui a promis la guerre nucléaire aux Etats-Unis et à la Corée du Sud.

Le symbole le plus visible de la coopération entre le Nord et le Sud, le parc industriel Kaesong situé du côté nord, a été temporairement fermé, les autorités de Corée du Sud s'inquiétant pour la sécurité de leurs ressortissants.

Deux missiles longue-portée "Musudan", capables d'atteindre le Japon et vraisemblablement le territoire américain de Guam, dans le Pacifique, avaient été installés sur la côte orientale de Corée du Nord mais ont été retirés de leur site de lancement, selon un responsable américain de la défense lundi.

Lors de son discours, Mme Park a également formulé le voeu d'une nouvelle initiative pour la paix et la coopération au niveau régional, notamment sur l'environnement et les catastrophes naturelles.

"Bien sûr, la Corée du Nord pourrait aussi être invitée à participer", a affirmé la présidente.

sct/ico