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08/05/2013 04:31 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Colombie : la guérilla exige l'arrêt des opérations d'une minière pour libérer un otage canadien

Près de cinq mois après l'enlèvement de l'ingénieur canadien Jernoc Wobert, la guérilla de l'ELN colombien (Armée de libération nationale), exige l'arrêt des opérations de la minière Breawal Mining pour libérer l'otage.

Le mouvement rebelle estime que la compagnie, dont le siège est à Toronto, doit « rendre ses titres d'exploitation » tout en dénonçant une « spoliation » des communautés locales.

L'ELN déplore que les autorités n'aient fait « aucun effort » pour contraindre la multinationale à mettre fin à son activité, afin de permettre la libération de l'employé canadien, seul otage étranger connu en Colombie.

« Si le gouvernement est concerné par un dénouement sans conséquences de cette détention, il devrait faciliter la remise des titres à ses propriétaires légitimes, les mineurs traditionnels de la région », a averti l'ELN.

Jernoc Wobert, 47 ans, avait été capturé le 18 janvier dans un campement de la compagnie Geo Explorer, sous-traitant de Braewal Mining, dans le département de Bolivar, proche de la frontière avec le Venezuela.

Cinq autres employés avaient été enlevés avec lui par la rébellion qui les a relâchés un mois plus tard. Officiellement aucune demande de rançon n'avait été rendue publique.

L'ELN a par ailleurs dénoncé une tentative de sauvetage par la force de l'otage. L'organisation affirme avoir été attaquée le 23 avril dernier par un groupe paramilitaire. Cinq personnes auraient été tuées lors des combats, selon l'ELN. Mais cette information n'a pas été confirmée par d'autres sources.

Après 40 ans d'existence, l'ELN, compte, selon le gouvernement, environ 2500 combattants.