NOUVELLES
07/05/2013 06:40 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Syrie: Ottawa pour une solution politique, comme Washington et Moscou

Le Canada s'est prononcé à nouveau mardi en faveur d'une solution politique au conflit syrien, comme l'ont fait plus tôt Washington et Moscou.

"A nos yeux, il n'y a qu'une solution pour mettre fin aux souffrances du peuple syrien et c'est une solution politique", a dit le chef de la diplomatie canadienne John Baird devant la presse.

Il a justifié la réticence d'Ottawa d'armer les rebelles en affirmant qu'il y avait parmi eux "des radicaux extrémistes, des jihadistes", venus du "monde entier".

Le Canada l'a fait savoir à l'opposition syrienne - qu'il n'a pas officiellement reconnue - et lui a fait part de sa "grande préoccupation au sujet de la persécution des Kurdes, chrétiens, alaouites, chiites et autres minorités".

"Nous voulons faire tout faire pour garantir qu'ils ne soient plus persécutés une fois Assad sera tombé", a assuré le ministre.

Quant à l'utilisation des armes chimiques, dont l'opposition accuse Damas, le chef de la diplomatie canadienne a souligné sa préoccupation, tout en insistant sur le besoin de connaître avec certitude "tous les faits" avant de réagir, faisant une allusion appuyée aux accusations similaires portées par Washington contre le régime irakien de Saddam Hussein et qui se sont révélées non fondées.

Le ministre des Affaires étrangères a fait ses remarques avant que le parlement d'Ottawa entame un débat d'urgence sur la situation en Syrie, demandé par l'opposition.

La Russie et les Etats-Unis se sont entendus mardi à Moscou pour inciter le régime syrien et les rebelles à trouver une solution politique au conflit, et pour encourager la tenue "au plus vite" d'une conférence internationale sur la Syrie, à l'occasion de la première visite du secrétaire d'Etat américain, John Kerry.

via/sab/rap