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07/05/2013 03:59 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Recrudescence des agressions sexuelles dans l'armée américaine

Le nombre d'agressions sexuelles dans l'armée américaine s'est élevé à 3.374 cas en 2012, en augmentation de 6% par rapport à l'année précédente, a annoncé mardi le Pentagone, qui juge toutefois que les faits sont loin d'être systématiquement rapportés auprès des autorités.

"Les agressions sexuelles constituent un problème constant et sont loin d'être systématiquement rapportées auprès des autorités", pointe-t-il dans un rapport bisannuel alors que le problème constitue une priorité du département américain de la Défense, confronté à une succession de scandales.

"C'est l'une des défis les plus sérieux auquel fait face ce ministère. C'est une menace pour la sécurité et le bien-être de nos personnels", a déclaré le chef du Pentagone Chuck Hagel lors d'une conférence de presse, ajoutant que cela minait "la réputation de cette institution et la confiance placée en elle".

Lundi, la police d'Arlington, dans la banlieue de Washington a ainsi annoncé qu'un lieutenant-colonel de 41 ans avait été interpellé en état d'ébriété après avoir "approché une femme sur un parking, et attrapé ses seins et ses fesses". Ironie du sort, cet officier est chargé de la prévention contre le viol et les violences sexuelles au sein de l'Air Force.

Le nombre de personnes disant avoir été victimes de "contact sexuel non sollicité" --un terme fourre-tout allant du geste déplacé à caractère sexuel au viol-- connaît lui un saut de plus d'un tiers, 26.000 femmes et hommes affirmant en avoir été victimes en 2012, contre 19.000 deux ans plus tôt.

En tout, 6,1% des femmes militaires d'active et 1,2% des hommes disent avoir subi des "contacts sexuels non sollicités", selon ce rapport.

Sur les 3.374 cas d'agressions sexuelles rapportés en 2012, 816 n'ont donné lieu à aucune suite judiciaire ou disciplinaire à la demande de la victime.

Les 2.558 autres cas concernaient des gestes déplacés à caractère sexuel dans 35% des cas, des agressions sexuelles (28%) et des viols ou tentatives de viols dans 33% des cas.

Quelque 66% des affaires ont abouti à un procès devant une cour martiale ou une "punition non-judiciaire" en fonction de la gravité des faits mais dans un tiers des cas aucune suite n'a pas être donnée en raison d'une insuffisance de preuves ou d'un manque de coopération de la part de la victime.

mra-ddl/rap