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07/05/2013 04:06 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Obama: face à la crise syrienne, pas de "réponses faciles"

Le président américain Barack Obama a défendu mardi la stratégie adoptée par son gouvernement dans le dossier du conflit syrien, mais reconnu qu'il n'existait pas de "réponses faciles" face à cette crise.

"On peut comprendre qu'il existe un désir de réponses faciles", a affirmé M. Obama, interrogé par l'AFP lors d'une conférence de presse commune avec son homologue sud-coréenne Park Geun-Hye.

Des élus du Congrès ont pressé M. Obama d'adopter une ligne plus dure contre le régime du président Bachar al-Assad, en donnant son feu vert à la livraison d'armes aux rebelles ou à l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne.

Ce débat s'est encore intensifié lorsque Washington, il y a deux semaines, a évoqué pour la première fois le recours probable du régime Assad à son stock d'armes chimiques. Depuis août 2012, M. Obama avait assuré qu'une telle utilisation changerait "la règle du jeu".

Mais le président a poursuivi mardi sur une ligne prudente, remarquant qu'il ne pouvait fonder ses décisions que "sur des analyses solides".

"Je ne prends pas de décisions sur la base de perceptions. Je ne peux pas réunir de coalitions internationales autour de perceptions. Nous avons essayé cela dans le passé, au fait, et cela n'a pas tellement bien fonctionné", a-t-il ajouté, dans une allusion évidente à l'invasion de l'Irak il y a dix ans.

En 2003, son prédécesseur républicain George W. Bush avait invoqué l'existence "d'armes de destruction massive" pour justifier le renversement du régime de Saddam Hussein. Ces armes n'ont jamais été retrouvées, même après la chute du dictateur.

Mais M. Obama s'est défendu contre l'idée qu'il ne tenait pas parole en refusant de s'engager plus avant dans le dossier syrien pour l'instant.

"Depuis le début de ma présidence, il y a eu plusieurs occasions lors desquelles j'ai dit que j'allais faire quelque chose, et cela a fini par avoir lieu", a-t-il remarqué, en évoquant nommément Oussama ben Laden et Mouammar Kadhafi, deux ennemis des Etats-Unis qui ont trouvé la mort depuis 2011.

"La communauté internationale doit désormais être au courant du fait que nous tenons nos promesses", a-t-il conclu.

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