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07/05/2013 03:14 EDT | Actualisé 06/07/2013 05:12 EDT

Nétanyahou aurait suspendu de nouvelles constructions dans les colonies, selon&nbsp;<em>Haaretz</em>

Le quotidien israélien Haaretz a révélé mardi que le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a suspendu les appels d'offres pour de nouveaux logements dans les colonies en Cisjordanie.

Cette décision serait une réponse de M. Nétanyahou à la demande du secrétaire d'État américain John Kerry de « restreindre » la construction, étant donné que le premier ministre israélien s'oppose au gel de la colonisation, en vue d'une reprise des négociations israélo-palestiniennes bloquées depuis septembre 2010.

Toujours selon Harretz, qui cite de hauts responsables israéliens, M. Nétanyahou a accepté d'attendre jusqu'à la mi-juin avant de publier les appels d'offres.

Ayalet Shaked, une députée du Foyer juif, un parti qui fait partie de la coalition gouvernementale, a confirmé la préparation de « milliers d'appels d'offres dans les implantations de Judée-Samarie (Cisjordanie) ». « Mais pour que ces appels d'offres débouchent sur des constructions, la signature du premier ministre est indispensable et pour des raisons que je ne m'explique pas, cette signature n'est pas intervenue », a-t-elle souligné.

Hagit Ofran, spécialiste de la Paix Maintenant, une ONG israélienne opposée à la colonisation, a confirmé que le gouvernement n'avait « publié aucun appel d'offres pour les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est depuis le début de l'année alors qu'auparavant des appels d'offres étaient émis en moyenne tous les trois mois ».

« On peut parler de retenue de la part de Benyamin Nétanyahou, qui ne veut pas être accusé par les Américains d'être responsable d'un échec de leurs tentatives pour relancer des négociations avec les Palestiniens », a expliqué Hagit Ofran.

Le secrétaire d'État américain aurait obtenu cette décision de M. Nétanyahou en contrepartie d'une promesse de la direction palestinienne de suspendre pendant ce délai toute démarche pour adhérer à des organisations internationales, y compris les instances judiciaires susceptibles de poursuivre Israël, comme l'accession de la Palestine au statut d'État observateur à l'ONU le 29 novembre lui en donne désormais le droit.

La semaine dernière, une délégation de la Ligue arabe menée par le premier ministre du Qatar Hamad ben Jassem ben Jabr Al-Thani avait annoncé qu'un échange de territoires entre Israéliens et Palestiniens était envisageable sur la base des lignes de 1967.