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07/05/2013 09:31 EDT | Actualisé 07/07/2013 05:12 EDT

Le pétrole ouvre en baisse à New York, pénalisé par des prises de bénéfices

Les cours du pétrole perdaient du terrain mardi à New York peu après l'ouverture, pénalisés par des prises de bénéfices après de fortes hausses, dans un marché qui continuait à surveiller de près la situation particulièrement tendue au Moyen-Orient.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin perdait 35 cents à 95,81 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix de l'or noir se sont appréciés de plus de 5 dollars au cours des trois dernières séances à New York, dopés par l'escalade des tensions entre Israël et la Syrie, au coeur d'une importante zone de production d'or noir.

Le baril de Brent a lui grimpé de plus de 6,50 dollars sur la même période.

"Le marché a intégré une prime de risque sur les prix à la suite" des attaques israéliennes sur la Syrie, a commenté Bob Yawger, de Mizuho Securities.

"Les courtiers craignent que les troubles ne se propagent dans d'autres pays de la région, grands producteurs de pétrole, dont l'Arabie saoudite", a-t-il expliqué.

Israël a lancé deux raids sur le pays voisin en fin de semaine dernière, disant chercher à empêcher un transfert d'armes au Hezbollah libanais.

Cependant, les prix butent sur un seuil technique, a poursuivi M. Yawger, et "auraient besoin d'une nette avancée du marché actions pour poursuivre leur progression".

"Ce recul est dû sans aucun doute à des prises de bénéfices de la part des investisseurs spéculatifs", ont renchéri les experts de Commerzbank.

Le marché avait été dopé ces dernières séances par des signaux économiques encourageants aux États-Unis, premier pays consommateur de brut, dont l'annonce vendredi d'une baisse inattendue du chômage américain en avril.

Le marché du pétrole restait néanmoins toujours hanté par les inquiétudes sur la surabondance de l'offre mondiale d'or noir. Les réserves de brut aux Etats-Unis se sont hissés fin avril à leur plus haut niveau depuis au moins 1982, notamment en raison de l'engorgement des terminaux pétroliers.

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